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    Asie-Pacifique

    Une pétitionnaire détenue trois ans dans une morgue désaffectée en Chine

    media Chen Qingxia est originaire de la ville de Yichun (en rouge sur la carte), dans la province de Heilongjiang (orange). Wikimedia public domain

    Les détentions illégales continuent de faire scandale en Chine. Cette fois, une femme pétitionnaire venue porter plainte à la capitale pour dénoncer les injustices dont sa famille était victime a été kidnappée, puis ramenée de force dans sa province d’origine dans le nord du pays. Après 18 mois de camp de travail, le cauchemar ne s’est pas arrêté là… Selon la presse chinoise, Chen Qingxia a été ensuite détenue pendant trois ans dans une morgue désaffectée.

    Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

    Ce sont des feuilles de papier collées sur les vitres d’une morgue désaffectée du Heilongjiang, dans le nord de la Chine. De grands caractères noirs sur fond blanc que l’on retrouve dans de nombreux journaux chinois ce vendredi 25 janvier, et qui disent toute la détresse de Chen Qingxia, une femme devenue symbole de l’horreur concentrationnaire dont ne voudraient plus les nouveaux dirigeants chinois.

    Morgue désaffectée

    On imagine la peine de l'intéressée en lisant ces papiers, véritables bouteilles à la mer adressées à ses terribles geôliers. « Je demande pardon », écrit cette femme pétitionnaire enlevée à Pékin en 2007. Comme de nombreux Chinois, Chen Qingxia croyait à la justice de son pays, quand elle est venue de Yichun, sa ville d'origine, dans le nord du pays, porter ses doléances à la capitale.

    Elle entendait dénoncer l’injustice subie, selon elle, par son mari, victime d’une pneumonie atypique après avoir pénétré en 2003 dans une zone contaminée par l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Un homme ressorti d'un camp de travail avec les deux jambes paralysées en raison, selon elle, des mauvais traitements subis en détention.

    Comme de nombreux pétitionnaires, elle a été enlevée par des agents en civil, à peine remontée dans son bus. Son fils de douze ans, qui l’accompagnait, a disparu depuis.

    Tyrannie des pouvoirs locaux

    Puis l’engrenage infernal se poursuit. Dix-huit mois de camps de travail et à la sortie du camp, le retour des agents en civils…. Cette fois, on l’emmène dans une morgue désaffectée, où elle restera trois ans. Une caméra filme la porte en permanence, des barreaux sont installés à chaque fenêtre.

    Ce type de mise à l’isolement est un procédé classique utilisé par les pouvoir locaux pour faire taire les opposants. Une tyrannie exercée en dehors de tout cadre légal, et qui permet de classer les pétitionnaires dans la catégorie des victimes de troubles psychiatriques.

    Le système n’existant pas officiellement, les autorités ont toujours nié les faits. Elles ont d’abord  évoqué un « geste humanitaire ». Pour Li Nan, chef du bureau de la propagande du quartier de Dailing, dans la ville d’Yichun, sans la morgue, la victime se serait retrouvée sans domicile, une fois de sortie de son camp de travail.

    Après les camps de travail

    Un argument qui a renforcé la colère des internautes. La ville de Yuichun a été contrainte d’ouvrir une enquête, fait savoir ce vendredi le Quotidien du Peuple. Une affaire qui évoque aussi une question mainte fois évoquée par les défenseurs des droits de l’homme en Chine : par quoi seront remplacés les camps de travail, une fois abolis par le Parlement chinois en mars prochain ?

    Chacun a en effet en mémoire la fin du système de détention arbitraire pour les travailleurs migrants en 2003, qui avait donné naissance, à l’époque, à des prisons clandestines, comme cette morgue du Heilongjiang.

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