Japon / Chine - 
Article publié le : mardi 29 janvier 2013 à 23:47 - Dernière modification le : mardi 29 janvier 2013 à 23:47

Iles Senkaku-Diaoyu: les Japonais soufflent le chaud et le froid

Le Japonais Natsuo Yamaguchi remet une lettre de son Premier ministre au numéro 1 chinois Xi Jinping, le 25 janvier 2013 à Pékin.
Le Japonais Natsuo Yamaguchi remet une lettre de son Premier ministre au numéro 1 chinois Xi Jinping, le 25 janvier 2013 à Pékin.
REUTERS/Ng Han Guan/Pool

Par RFI

Le Premier ministre japonais a annoncé, ce mardi 29 janvier 2013, la mise en place d’une force navale spéciale de douze navires et 600 hommes pour surveiller la région maritime des îles Senkaku-Diaoyu, au cœur d’un conflit territorial avec la Chine. Le même jour, Tokyo confirmait une hausse du budget militaire de 0,8%, une première en onze ans. Pas de quoi apaiser les tensions. Mais Tokyo n'oublie que son économie reste interconnectée avec celle de son voisin.

Que le Japon multiplie les messages de fermeté n’étonne personne. Le nouveau Premier ministre Shinzo Abe est connu pour ses positions nationalistes. Pendant sa campagne électorale, Il avait fermement exprimé son intention de défendre le territoire des îles Senkaku, que les Chinois appellent Diaoyu. Il estime qu’elles appartiennent de manière indiscutable au Japon.

En annonçant un programme militaire à la hausse, le gouvernement nippon a déclaré : « Nous devons prêter une grande attention aux activités de la Chine, qui se sont récemment intensifiées autour du Japon ». C'est vrai : depuis que l'Etat japonais a racheté plusieurs îles de l’archipel à leurs propriétaires privés en septembre, Pékin envoie régulièrement des bateaux dans la région, et dernièrement des avions.

Le message que veut faire passer le Japon est clair : si Pékin insiste, Tokyo est prêt à riposter. Mais le même jour, Shinzo Abe s’est dit prêt à participer à un sommet économique avec Pékin. Une idée évoquée la semaine dernière par le dirigeant chinois Xi Jinping. Les échanges entre les deux géants asiatiques sont considérables.

Le Premier ministre japonais montre donc les muscles, mais il n'oublie pas que l'économie du pays est en crise, et que si sa population est très attachée à ses îles, elle attend surtout un redressement économique. Et ce dernier passe obligatoirement par la Chine.

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