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    Asie-Pacifique

    Vietnam: répression croissante contre les «cyber-opposants»

    media Des danseurs devant le portrait d'Ho Chi Minh, lors des célébrations du 40ème anniversaire des accords de Paris, en 1973. REUTERS/Kham

    Dans ce pays où les médias sont très fortement contrôlés par le gouvernement communiste, où le multipartisme est interdit, internet semble avoir ouvert une brèche. Une brèche que le pouvoir fait tout pour colmater, au prix d’une répression accrue envers les blogueurs et les journalistes, dénoncée par un rapport de la FIDH.

    De notre correspondant à Hanoï, Victor Guillot

    « Blogueurs et internautes citoyens derrière les barreaux », le rapport publié par la FIDH ce mercredi 13 février, identifie 32 journalistes et blogueurs actuellement emprisonnés au Vietnam, accusés de « propagande contre l'Etat » ou propos « subversifs ». Derrière ces motifs, toujours vagues, il faut surtout voir la peur du développement d’un vrai espace de liberté sur le web vietnamien.

    Internet, espace de liberté et de dénociation du régime

    Depuis deux à trois ans, les auteurs de nombreux sites et blogs vietnamiens n'hésitent plus à remettre en cause la politique du parti unique, de manière très directe. Qu’il s’agisse de la corruption ou des atteintes aux droits de l'homme, les sujets sensibles sont abordés de front par ces blogueurs et journalistes. Un traitement de l’information inimaginable dans les médias traditionnels, très fortement contrôlés par le gouvernement.

    Il y a quelques mois, dans une diatribe contre « les forces hostiles qui sapent l'autorité du parti », le Premier ministre Nguyen Tan Dung s'en était pris ouvertement à plusieurs sites contestataires, enjoignant aux vietnamiens de s’abstenir de les consulter. Ce qui a, ironiquement, eu l’effet inverse : les chiffres de fréquentation de ces sites a explosé après cette déclaration.

    Une armée de « polémistes » pro-gouvernementaux

    Le gouvernement s'inquiète d'autant plus qu’un tiers de la population a accès à internet, avec un nombre d'internautes en constante augmentation. La plupart surfent maintenant depuis leur domicile, ce qui rend leur navigation plus difficile à surveiller que dans les cybercafés, dont le nombre diminue.

    Après l'échec des blocages temporaires de sites internet, que chaque vietnamien sait désormais contourner, Hanoï veut passer à la vitesse supérieure. S'inspirant du savoir-faire chinois en la matière, le pouvoir a annoncé le mois dernier avoir recruté une armée de « polémistes ». Ils sont un millier, derrière leurs écrans d’ordinateurs, chargés de surveiller les blogueurs et de tenter d’orienter l'opinion sur les sujets sensibles, en défendant les positions gouvernementales sur les forums.

    Surtout, le régime semble à tout prix vouloir continuer à faire des exemples, afin de dissuader les « cyber-opposants ». Chaque procès intenté en « propagande contre l'Etat » ou « propos subversifs » se solde ainsi par des peines très lourdes, la plupart supérieures à dix ans.

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