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    Asie-Pacifique

    L'ancien Khmer rouge Ieng Sary décède avant la fin de son procès

    media

    Au Cambodge, l’ancien ministre des Affaires étrangères des Khmers rouges, Ieng Sary, est décédé ce jeudi matin à l’âge de 87 ans. Ieng Sary était l’un des anciens dirigeants Khmers rouges à être jugé dans le procès qui leur est intenté pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il ne reste aujourd’hui plus que deux accusés.

    Pour les anciennes victimes, la mort d'un des anciens responsables khmers rouges, avant même la fin de son procès, est une terrible nouvelle. Ieng Sary comparaissait en même temps que trois autres leaders de ce régime sanguinaire, dont son épouse, Ieng Thirith, ancienne ministre des Affaires sociales, finalement déclarée folle et inapte à comparaître devant la justice.

    Nous ne souhaitons pas que son corps soit ouvert. Nous faisons confiance aux médecins et au tribunal. Nous n’avons pas de douter sur la cause de sa mort.
    Vuth Vo Khmer Fils d’Ieng Sary, dont il refuse l'autopsie. 11/10/2013 Écouter

    Par sa mort, Ieng Sary, ancien ministre des Affaires étrangères, échappe lui aussi à ce procès, sans avoir daigné apporter sa version des faits concernant une période particulièrement sombre du pays. De 1975 à 1979, près du quart des Cambodgiens sont morts sous la férule des khmers rouges, victimes de la faim et des sévices qui leurs étaient infligés.

    « C'est un coup dur pour le tribunal », a constaté Heather Ryan, membre de l'organisation Open society justice initiative. « Sa mort avant la conclusion du procès laissera les Cambodgiens dans une frustration sur la cour, et sur les chances d'établir des responsabilités dans les crimes des Khmers rouges », a-t-elle déploré.

    Les avocats jouent la montre

    Contre Ieng Sary et ses acolytes, le tribunal parrainé par les Nations unies a retenu les charges de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Mais les accusés sont âgés, et depuis le début, leurs défenseurs jouent la montre pour éviter que la justice ne puisse avoir le dernier mot.

    Ils ne sont donc aujourd’hui plus que deux à comparaître dans ce procès. Le premier, Nuon Chea, 86 ans, était l’idéologue du parti et l’adjoint direct de Pol Pot. Selon des chercheurs, il est l’un des principaux artisans de la machine à tuer du régime. Mais Nuon Chea affirme n’avoir joué aucun rôle dans ces crimes.

    Le deuxième, Khieu Samphan, 81 ans, est ancien chef de l’Etat du Kampuchéa démocratique. Lui aussi s’est déclaré innocent des faits qui lui sont reprochés.

    Dans ce procès, seul un ancien responsable Khmer rouge a déjà été jugé. Il s’agit de Kaing Guek Eav, surnommé « Douch ». Ancien directeur de la prison de Tuol Sleng où près de 15 000 personnes ont été torturées avant d’être exécutées, il a été condamné en juillet 2010 à 30 ans de prison, puis à la perpétuité lors de son procès en appel en février 2012.

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