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    Xi Jinping élu sans surprise président de la République populaire de Chine

    media Hu Jintao (G), l'ancien président, serre la main de son successeur, Xi Jinping (D), le 14 mars 2013 REUTERS/China Daily

    Xi Jinping, 59 ans, est devenu sans surprise ce jeudi le septième président de la République populaire de Chine. Au terme d’un vote du Parlement réuni en session annuelle, l’homme qui prend les rênes de la deuxième économie du monde a également été élu à la tête de la commission militaire centrale d’Etat. Une élection tout ce qu’il y a de plus formelle, qui laisse les mains libres au nouvel homme fort du régime pour les dix prochaines années.

    La fumée rouge sortie ce matin du Grand Palais du peuple, place Tiananmen à Pékin, n’aura surpris personne. « J’annonce maintenant que le camarade Xi Jinping est élu président de la République populaire de Chine », déclare Liu Yunshan, le chef de la propagande à la tribune. Un tonnerre d’applaudissements monte du parterre. Xi Jinping s’incline alors devant les quelque 3 000 députés de l’Assemblée populaire nationale, avant de serrer la main de son prédécesseur Hu Jintao.

    Bulletins rouges

    C’est ici la fin d’un très long non-suspens, au terme d’un tout aussi long processus de désignation à la tête du Parti communiste chinois. Le nouveau numéro un chinois a en réalité pris la tête de la cinquième génération des dirigeants communistes dès octobre 2010, lorsqu’il a été nommé vice-président de la commission militaire centrale du Parti communiste chinois (PCC).

    Le vice-(et futur) Premier ministre Li Keqiang REUTERS/Yves Herman/Files

    Son nom circulait déjà depuis plusieurs années, mais à cette date, tout le monde a compris qu’il venait de coiffer son potentiel rival pour la présidence, Li Keqiang, le futur Premier ministre. Comme dans un conclave romain, les parlementaires ont voté à bulletin secret. Un bulletin rouge pour le président de la République populaire et un bulletin rouge clair pour la présidence de la commission centrale militaire d’Etat. Xi Jinping a obtenu la majorité des suffrages dans les deux cas, alors que son prédécesseur, en 2003, était resté dans l’ombre d’un Jiang Zemin toujours à la tête de la commission militaire centrale pendant plusieurs mois.

    Bulletins rouges également pour le vice-président Liu Yuanchao. Les bulletins pourpres ont eux servi à désigner le nouveau président de l’Assemblée nationale, Zhang Dejiang, connu pour avoir repris le poste de secrétaire général du PCC de Chongqing au dirigeant déchu Bo Xilai et pour avoir étudié à l’université Kim Il-sung à Pyongyang.

    Promesses de réformes

    Xi Jinping est élu président pour cinq ans, mais sauf événement extraordinaire ou décès de l’intéressé, le nouvel homme fort du régime devrait gouverner le pays pendant une décennie. Fils du général Xi Zhongxun, ancien vice-Premier ministre considéré comme réformiste, le nouveau président prend ses fonctions dans une Chine qui compte un demi-milliard d’internautes et n’hésite plus à faire pression sur le pouvoir central.

    Pollution, corruption endémique qui mine le parti et société civile étouffée par le manque de libertés, Xi Jinping est attendu sur toutes les réformes que n’a jamais voulu mettre en œuvre l’équipe précédente. Considéré comme le chef de file de la faction des « Princes rouges », qui s’est autrefois opposée à celle de la Ligue de la jeunesse communiste dont le chef de file était le président Hu Jintao, Xi Jinping a imprimé un nouveau style sur la scène politique chinoise depuis qu’il a été nommé au poste de secrétaire général du PCC lors de son 18ème Congrès en novembre dernier. Il a aussi multiplié les signes d’ouvertures. Des promesses qu’il faut maintenant tenir sous peine d’exaspérer un peu plus une opinion à fleur de peau.

    « Rêve chinois  »

    Si cette élection n’est que formelle puisque tous les organes de l’Etat sont soumis au parti unique, elle suscite néanmoins de très grandes attentes. Le « rêve chinois » prôné par le nouveau président dans ses discours est celui d’un Etat se faisant respecter sur la carte des mers de Chine et des territoires qu’elle considère comme siens, c’est aussi celui d’une « société de moyenne aisance » accédant enfin aux richesses de la croissance et qui veut désormais se faire entendre dans la conduite des affaires du pays.

    Les réseaux sociaux ont ainsi salué l’arrivée de Li Yuanchao à la vice-présidence ce matin. Ce dernier aurait poussé à « plus de démocratie à l’intérieur du Parti » lorsqu’il était à la tête du département de l’organisation. Li Yuanchao était surtout sur les bancs de la fac dans les années 80, rappellent les internautes. Comme Li Keqiang qui sera élu demain Premier ministre, c’est un ancien élève de Li Yining, professeur à l’Université de Pékin et considéré comme l’un des principaux inspirateurs du courant réformateur au sein du PCC.

    Mais d’autres, plus sceptiques, préfèrent ironiser sur un rite de transition qui n’a guère évolué depuis la naissance de la République populaire de Chine il y a 64 ans. Xi Jinping a été élu par 2 952 voix pour, 3 abstentions et 1 voix contre. « Quelqu’un s’est donc trompé de bulletin ? », feint de s’interroger un plaisantin. « Félicitations au vice-président Li Yuanchao affirme un autre internaute, le voilà élu président de la Chine de 2023 ! ».

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