Au Pakistan, le Premier ministre quitte le pouvoir et salue les avancées démocratiques dans son pays

Ce jeudi 14 mars, pour la première fois de son histoire, l'Assemblée nationale pakistanaise a achevé une législature complète de cinq ans. Dans un discours télévisé à la nation, le premier ministre sortant Raja Pervez Ashraf a salué ce moment qui doit permettre la tenue d’élections générales d’ici à la fin du printemps. C'est désormais au président Zardari, veuf de l'ex-Première ministre Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre 2007, d'indiquer la date précise de ces élections.
Avec notre correspondante à Islamabad, Gaëlle Lussiaà-Berdou
En 66 années d’histoire, marquées par une succession de gouvernements civils et militaires, le Pakistan devrait pour la première fois voir le pouvoir s’échanger entre deux gouvernements démocratiquement élus.
Devant les caméras de télévision, le premier ministre Raja Pervez Ashraf a profité de la fin de la législature pour présenter son bilan sous un jour positif : augmentation des salaires, créations d’emplois et projets de développement, entre autres.
Cependant, il a aussi reconnu que son gouvernement n’a pas su répondre entièrement aux attentes de la population, dont l’insatisfaction est grande. Entre les violences qui se multiplient, une crise énergétique sans précédent et des allégations de corruption qui visent même le Premier ministre, le Parti du peuple pakistanais (PPP) aura fort à faire être pour être reconduit au pouvoir.
La date de ces élections législatives reste à déterminer. En attendant, le pouvoir et l’opposition ont quelques jours pour s’entendre sur le choix d’un Premier ministre intérimaire qui sera chargé de diriger le pays jusqu’à l’installation du prochain gouvernement élu.

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