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    Asie-Pacifique

    La cyber-guerre entre les deux Corées

    media Ces dernières années la Corée du sud a été la cible de deux cyber-attaques majeures. DR

    Malgré la fin de la guerre de Corée en 1953, le Nord et le Sud de la péninsule sont toujours officiellement en conflit, puisqu’aucun traité de paix n’a été signé. Et si Séoul et Pyongyang s’en tiennent aujourd’hui à des assauts verbaux, des envois de tracts de l’autre côté de la frontière et des manœuvres, la guerre est par contre très active du côté des réseaux informatiques. Et même si le pays est extrêmement mal en point, c’est la Corée du Nord qui a pris l’ascendant dans cette cyber-guerre.

    Lorsqu’elles arrivent à franchir la frontière nord-coréenne, les quelques bribes d’informations qui nous parviennent donnent toujours l’image d’un pays plus que moyenâgeux, à l’agonie, dans lequel la dictature militaire ne parvient pas à nourrir une population déjà plusieurs fois frappée par la famine. Logiquement, la Corée du Nord est aussi loin des canons occidentaux informatiques : l’unique réseau a été créé en 2008, et c’est un réseau intranet, un réseau fermé qui ne concerne que le pays et sur lequel les informations disponibles sont toutes scrupuleusement visées par le gouvernement. Seules quelques centaines de personnes, un millier tout au plus ont accès l’internet mondiale, et elles font toutes partie de l’intelligentsia au pouvoir.

    De l’autre côté de la frontière, en Corée du Sud, c’est exactement le contraire. Le pays est l'un des plus connectés au monde, le réseau de téléphones mobiles est le plus étendu et le plus rapide de la planète. Séoul abrite en effet l’entreprise Samsung, le leader mondial des mobiles. Pourtant, la Corée du Sud semble bien désemparée devant les attaques cybernétiques attribuées à sa voisine du Nord. 

    Deux attaques majeures

    En 2009 et 2011, des attaques dites de «déni de service» ont été lancées contre les sites internet du gouvernement sud-coréen et contre des entreprises. Objectif : saturer les serveurs en les bombardant de demandes de connexions. Les sites de la présidence, du Parlement, et même en 2011 des forces américaines dans le pays ont été bloqués. Parmi les attaques les plus « efficaces » cette année-là, celle de l'une des plus grandes banques de Corée du sud, Nonghyup. Pendant plusieurs jours les comptes et les cartes de crédits de plusieurs millions de clients ont été bloqués. Il était même impossible de retirer de l’argent d’un distributeur. Des attaques utilisant des serveurs IP hébergés en Chine, alliée de la Corée du Nord.

    Beaucoup plus dangereux : Pyongyang aurait brouillé en mai dernier pendant deux semaines les signaux GPS du sud de la péninsule, plus particulièrement ceux de plus de 200 avions de ligne en approche ou en décollage des aéroports internationaux desservant Séoul : une démonstration de force, quelques mois à peine après l’accession au pouvoir du nouveau président Kim Jong-un. L'année précédente, c'est l'aéroport de la capitale sud-coréenne lui-même qui avait été attaqué, et là le scénario était rocambolesque. Selon le site Undernews, spécialisé dans la sécurité informatique (et le piratage), tout a commencé en 2009 lorsqu’un distributeur de jeux vidéos sud-coréen est allé en Corée du nord, d’où il a ramené des jeux à prix cassés mais remplis de virus et autres « programmes malveillants », qui ont infecté les ordinateurs des acheteurs, et par internet de ceux d’autres joueurs. C’est à partir de ce réseau que l’attaque aurait été lancée sur l’aéroport de Séoul.

    Pyongyang à la pointe des cyber-attaques

    En fait, la Corée du nord s'est intéressée très tôt à cette nouvelle forme de combat : depuis les années 70, dix ans avant la Corée du sud. Si elle a créé l’Université d’informatique de Pyongyang, c’est certes pour développer la recherche sur le nucléaire et les armes biologiques et chimiques, mais aussi pour former des experts en hacking, une centaine par an. A en croire un transfuge nord-coréen, 3 000 hackers d’élite seraient aujourd’hui directement placés sous ordres de Kim Jong-un. Le président nord-coréen aurait lui-même été formé à cette nouvelle technique de combat lors de son passage à l’académie militaire. En fait le pays serait la troisième puissance du monde dans ce domaine, après les Etats-Unis et Russie.

    Une réaction tardive du sud

    L'armée sud-coréenne n'a créé un « commandement informatique spécial » qu'en 2010. La même année, elle a aussi mis en place avec la Korea University de Séoul une « école de guerre cybernétique » qui forme 30 étudiants par an. C'est un début. On verra ces prochains mois si le pays a tiré les leçons des attaques précédentes. Mais c’est peut-être est-ce déjà le cas. La semaine dernière, Pyongyang accusait elle aussi la Corée du Sud et son allié américain d’attaque « persistante et intensive » contre les sites officiels du régime, remarquant que ces attaques coïncident avec les manœuvres militaires conjointes que mènent actuellement les Etats-Unis et la Corée du Sud. La cyber-guerre est déclarée…

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