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    Asie-Pacifique

    Chine : les terres du Sichuan empoisonnées par le phosphate selon Greenpeace

    media Les usines de phosphate créent des collines de résidus polluants dans la province chinoise du Sichuan. Greenpeace Chine

    On a beaucoup parlé ces derniers temps de la pollution de l’air et de la pollution des fleuves en Chine, mais les sols ne sont pas épargnés. C’est ce que révèle une étude de Greenpeace Chine publiée ce mardi 2 avril 2013. L’organisation écologiste a mené l’enquête pendant cinq mois autour des usines de phosphate de la province du Sichuan. Résultat : la production massive de fertilisants nuit à l’environnement. Elle pourrait aussi avoir de graves conséquences sur la santé des habitants de la région.

    De notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

    C’est une immense tache noire sortie tout droit de l’usine Hongda, l’un des gros producteurs de phosphate du Sichuan. Une surface de plus de 30 hectares, la taille de la place Tiananmen à Pékin, remplie par des collines de résidus polluants de 20 à 30 mètres de hauteur. Ce sont ces collines peu ragoûtantes que les enquêteurs de Greenpeace Chine ont analysées. Le constat est effrayant : la teneur en produits nocifs dans les résidus frais sortis des usines est beaucoup plus élevée que pour les déchets anciens. Autrement dit, le sol a absorbé ces mauvais éléments.

    300 millions de tonnes de résidus phosphatés

    « La Chine compte déjà plus de 300 millions de tonnes de résidus phosphatés, explique Pan Wenjing. Chaque année, ce chiffre augmente de plusieurs dizaines de millions de tonnes, la production d’engrais est donc déconnectée des besoins, poursuit la responsable du secteur agriculture et alimentation chez Greenpeace à Pékin. Il faut donc contrôler les volumes de production d’engrais, c’est la seule manière de réduire les stocks de déchets et c’est aujourd’hui ce que nous demandons aux autorités. »

    Greenpeace Chine a mené l'enquête pendant cinq mois autour des usines de phosphate du Sichuan. Greenpeace Chine

    Dans son dossier à consulter ici, Greenpeace révèle d’autres lieux de pollution dans le Sichuan, d’autres taches noires vues du ciel, et notamment via le service de cartographie en ligne Google Maps. Ces déchets infiltrent les sols mais aussi les cours d’eau. Les habitants de villages proches des stocks de phosphate ont constaté l’apparition de résidus blancs lorsqu’ils faisaient bouillir de l’eau des puits, selon les témoignages recueillis par l’organisation écologique.

    « Les villageois pensent que les nappes souterraines sont contaminées et affirment que les maladies respiratoires ont augmenté en raison des émissions toxiques, affirme encore Pan Wenjing. Nous n’avons pas fait de recherches spécifiques sur le sujet, mais nous demandons à ce que des institutions sanitaires se penchent sur la question. »

    Dépendance aux engrais

    En attendant, l’agriculture intensive et l’utilisation massive de fertilisants sont ici à nouveau pointées du doigt car les sols chinois sont aujourd’hui menacés par l’acidification. La Chine doit en effet nourrir près de 20 % de la population mondiale avec 7 % de terres arables, d’où l’usage intensif de la chimie dans les cultures ces trois dernières décennies. L’université d’agriculture de Chine à Pékin tirait ainsi la sonnette d’alarme dès 2010. Les champs chinois consomment 35 % des engrais azotés dans le monde, estimaient alors les chercheurs chinois.

    La dépendance de la Chine aux fertilisants n’a visiblement pas disparu et cela vaut aussi pour les phosphates. En cas d’usages intensifs, les engrais phosphatés deviennent des poisons, indique cette nouvelle étude de Greenpeace. Dans les années 80, on trouvait 10 microgrammes de phosphate dans un kilo de terre, explique Zhang Fusuo, professeur à l’université d’agriculture de Chine, cité par le journal Shijie kexue. Le gouvernement chinois n’a cessé depuis d’encourager leur utilisation. L’utilisation des phosphates dans les cultures augmente de 5 % par an.

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