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Article publié le : mercredi 10 avril 2013 à 16:10 - Dernière modification le : mercredi 10 avril 2013 à 16:10

Zao Wou-ki, disparition d'un grand peintre franco-chinois

Zao Wou-ki, peintre français né à Pékin en 1921 et Parisien depuis avril 1948, pose le 6 novembre 2003 dans son atelier à Paris. Il est mort le 9 avril 2013.
Zao Wou-ki, peintre français né à Pékin en 1921 et Parisien depuis avril 1948, pose le 6 novembre 2003 dans son atelier à Paris. Il est mort le 9 avril 2013.
AFP / FRANCOIS GUILLOT

Par Catherine Fruchon-Toussaint

Il vient de décéder ce 9 avril, en Suisse, à l'âge de 93 ans. Maitre de l'abstraction lyrique, l'artiste, atteint de la maladie d'Alzheimer, Zao Wou-ki laisse une œuvre considérable et inestimable.

Né à Pékin en 1920, Zao Wou-ki, issu d'une ancienne dynastie chinoise, a fait montre très jeune de qualités intellectuelles et artistiques supérieures. Dessinateur dès l'âge de dix ans, l'apprenti s'intéresse rapidement à la peinture occidentale et particulièrement à Picasso et Matisse. Inspiré par les écoles européennes, il s'installe à Paris à la fin des années 1940 et côtoie les plus grands, de Pierre Soulages à Paul Klee.

Après avoir parcouru le monde entier, et développé son propre style, il s'attache définitivement à la France dont il prend la nationalité en 1964. Son travail nourri de la tradition chinoise évolue vers l'art abstrait, lyrique, voire l'art informel et gestuel. Ses toiles, souvent de très grand format, sont de couleurs éclatantes, flamboyantes, jouant avec la variété chromatique des pigments, et caractérisées par de larges mouvements de pinceaux vibrants et denses. Des pièces à ce jour très cotées, comme son tableau intitulé Hommage à Tou fou, adjugé à près de 6 millions de dollars en 2008 à Hong Kong.
 
Portraits, encre de chine, calligraphie, vitraux complètent la collection du peintre, une collection exceptionnelle et actuellement au cœur d'un différend familial et judiciaire qui, depuis quelques mois, oppose le fils et la dernière épouse du maitre, laquelle venait d'obtenir l'autorisation d'interrompre les soins et de laisser Zao Wou Ki mourir en paix.

tags: Arts Plastiques - Chine - France
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