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    Asie-Pacifique

    Corée du Nord: deux cents employés sud-coréens refusent de partir du site de Kaesong

    media Depuis des jours, de nombreux Sud-Coréens passent la frontière à bord de camions ou de voitures de fonction qui débordent de sacs. Deux cents employés sont restés. REUTERS/Lim Byong-sik/Yonhap

    Deux cents Sud-Coréens refusent de quitter le complexe industriel de Kaesong, une zone industrielle située en territoire nord-coréen et gérée par des entreprises du Sud. Dans le contexte de tensions très élevées sur la péninsule coréenne depuis plusieurs semaines, le régime de Pyongyang a décidé de bloquer les activités du complexe, le dernier vestige de la coopération entre les deux Corées.

    Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

    Les usines sud-coréennes de Kaesong sont aujourd’hui à l’arrêt. Le régime nord-coréen a interdit le 3 avril aux cadres sud-coréens d’entrer dans la zone, puis le 9 avril, il a retiré ses 54 000 ouvriers du complexe. Les 123 entreprises sud-coréennes installées à Kaesong sont donc désertes.

    Ne restent que ces 200 employés sud-coréens, qui refusent d’abandonner leurs usines, sans doute à la demande de leurs patrons qui ont peur que s’ils reviennent au Sud, ils ne puissent retourner sur le site. Un signe de cette inquiétude manifeste, ce sont les convois hallucinants qui sortent de Kaesong. Chaque jour, une poignée de Sud-Coréens franchissent la frontière, désormais à sens unique vers le Sud. Ils la franchissent à bord de camions ou de voitures de fonction qui débordent de sacs et de cartons empilés, attachés sur le toit et jusque sur le capot.

    Conditions de vie précaires

    De toute évidence, ils évacuent de la zone le matériel et les documents les plus importants, au cas où le régime nord-coréen déciderait d'une fermeture définitive. Les conditions de vie sur place pour les deux cents Sud-Coréens qui refusent de quitter le complexe sont de plus en plus précaires. La nourriture commence à manquer sérieusement, selon les rares témoignages parus dans la presse sud-coréenne. La seule chose qui fonctionne encore, c’est une ligne d’électricité qui vient du Sud et qui alimente le site.

    Mercredi 18 avril, une délégation de 10 patrons sud-coréens inquiets a tenté de se rendre à Kaesong pour apporter des vivres, du riz et des médicaments à leurs employés. Mais les autorités nord-coréennes ont refusé leur passage. Si l’accès au site a déjà été bloqué par le Nord dans le passé, cette crise est de loin la plus grave depuis la création de la zone il y a une décennie.

    Une fermeture peu souhaitable pour les deux Corées

    A plusieurs reprises, le gouvernement sud-coréen a offert au Nord d’ouvrir des négociations pour discuter de la réouverture du complexe. Mardi, le régime a refusé, accusant « le régime fantoche du Sud d’avoir lui-même mis Kaesong dans cette situation désastreuse ».

    Pourtant, en cas de fermeture définitive, les deux Corées seraient perdantes : pour les entreprises du Sud, Kaesong offre une main-d’œuvre qui parle coréen et surtout qui coûte trois fois moins cher qu’en Chine ! Délocaliser sera difficile.

    De son côté, la Corée du Nord perdra une précieuse source de revenus : le chiffre d’affaires du complexe était de 366 millions d’euros en 2012. Et surtout, cela mettrait d’un coup 54 000 ouvriers nord-coréens au chômage.

    Kaesong, la ville nord-coréenne voisine, compte 200 000 habitants, et la zone a permis une relative amélioration économique, ainsi que l’accès à des biens de consommation venus du Sud qui alimentent le marché noir. Une fermeture risque donc de porter un grave coup à une économie locale très fragile. Beaucoup d’observateurs espèrent donc une réouverture, une fois que les tensions se seront calmées.

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