Bangladesh - 
Article publié le : mercredi 01 mai 2013 à 14:05 - Dernière modification le : mercredi 01 mai 2013 à 15:32

Bangladesh: des centaines de morts découverts dans les décombres de l'immeuble Rana Plaza de Dacca

Les secouristes continuaient mercredi matin 1er mai à extraire des corps dans les décombres de l'immeuble Rana Plaza.
Les secouristes continuaient mercredi matin 1er mai à extraire des corps dans les décombres de l'immeuble Rana Plaza.
REUTERS/Khurshed Rinku

Par RFI

Au Bangladesh, les secouristes continuaient, mercredi matin 1er mai, d'extraire des corps dans les décombres de l'immeuble Rana Plaza, qui s'est écroulé il y a une semaine. Le bilan dépasse à présent les 400 morts. L'Union européenne a annoncé qu'elle formulait une stratégie pour faire pression sur l'industrie textile du Bangladesh afin que le droit du travail et les normes de sécurité y soit respectés.

Quatorze corps au moins ont été retrouvés par les secouristes sur le site du Rana Plaza, dans la banlieue de Dacca, alors que le bilan de la catastrophe continue de grimper. Aucun survivant n'a été retrouvé depuis dimanche. Selon un haut responsable de l'armée bangladaise, dont plusieurs unités participent aux opérations de secours, ces dernières pourraient prendre encore 12 à 15 jours.

La colère n'est pas retombée dans les rues de Dacca. Des milliers d'ouvriers ont manifesté ce mercredi 1er mai dans le centre de la capitale bangladaise, scandant des slogans pour demander de meilleures conditions de travail, mais aussi la peine de mort pour Mohammed Rana, le propriétaire du Rana plaza. Il est accusé d'avoir forcé les ouvriers à reprendre le travail, malgré les fissures apparentes dans l'édifice au lendemain d'un séisme.

Cette catastrophe, décrite comme le pire accident industriel du Bangladesh, a également provoqué une réaction de l'Union européenne, qui s'est déclarée « extrêmement inquiète » des conditions de travail dans le pays. La représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères a déclaré que l'UE travaillait sur une stratégie pour changer la situation au Bangladesh, notamment par le biais du système de préférences généralisées, ou SPG.

Ce système permet actuellement aux pays en développement de bénéficier de tarifs réduits, voire nuls, à l'exportation. Ainsi, 60 % des exportations de textiles du Bangladesh, une industrie estimée à 15 milliards d'euros, sont à destination de l'Europe.

Mathieu Debreux

Porte-parole de la Confédération syndicale internationale

Si ces travailleurs avaient eu le droit de s'organiser, des syndicats pour les défendre, peut-être qu'ils auraient pu ne pas y entrer (dans l'immeuble)

 

01/05/2013 par RFI

tags: Bangladesh - Union Européenne
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