Bangladesh: l'opposition appelle à deux jours de grève après les violences du 5 mai
La tension persiste au Bangladesh. Après les très violentes manifestations de dimanche 5 mai à Dacca, menées par une organisation islamiste et qui ont coûté la vie à au moins 13 personnes, l'opposition parlementaire appelle à deux jours de grève, à compter de ce mercredi matin. Elle cherche ainsi à protester contre la répression de ces derniers rassemblements qui, selon elle, ont fait plusieurs victimes dans ses rangs.
Avec notre correspondant à Bombay, Sébastien Farcis
Cinq wagons d'un train ont été incendiés à l'aube dans la deuxième ville du pays, et dans la capitale, les motos taxis sont menacées de violences similaires si elles prennent la route. Ces attaques ont pour but d'effrayer la population, et d'imposer la paralysie générale du pays pendant ces deux jours. Elles sont menées par les jeunes militants du Parti nationaliste, dans l'opposition, ainsi que par ceux de son allié, le principal parti islamiste, le Jamaat-e-islami. Ceux-ci affirment que les forces de police ont tué des centaines de leurs militants dimanche, et demandent une enquête internationale sur le sujet.
Ces accusations sont pour l'instant infondées, et selon tous les observateurs, pas plus d'une trentaine de personnes ont perdu la vie dans les troubles de dimanche et de lundi, menés dans plusieurs villes du pays ; la plupart étant d'ailleurs des commerçants ou des policiers, tombés sous les coups de manifestants enragés.
Haro sur le tribunal spécial
L'opposition cherche en fait depuis des mois à dissoudre le tribunal spécial créé par le gouvernement actuel, et qui est en train de juger plusieurs de ses membres pour les terribles massacres perpétrés lors de l'indépendance.
Sa stratégie est donc de semer le chaos dans tout le pays, afin de faire tomber le parti au pouvoir, et d'imposer la création d'un gouvernement intérimaire.

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