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    Asie-Pacifique

    Cambodge: les premiers remords de Nuon Chea, l'idéologue du régime des Khmers rouges

    media Ancien numéro deux du régime khmer rouge, Nuon Chea (C), 86 ans, est l'un des deux derniers accusés encore jugés. REUTERS/Mark Peters/ECCC

    L'idéologue du régime des Khmers rouges, Nuon Chea, admet pour la première fois, ce jeudi 30 mai, sa responsabilité dans une entreprise de mort qui a fait quelque deux millions de victimes entre 1975 et 1979. Ancien numéro deux du régime, Nuon Chea est l'un des deux derniers accusés encore jugés. « Je ne cherche pas à fuir mes responsabilités », a déclaré cet homme de 86 ans, jugé pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, alors qu'il avait rejeté jusqu'à présent toutes les charges pesant contre lui. Son procès se déroule devant le tribunal international de Phnom Penh.

    Il n'avait quasiment pas ouvert la bouche face aux victimes depuis le début du procès. Nuon Chea, 86 ans, ancien patron des renseignements du régime khmer rouge, se tenait jusque-là retranché derrière ses lunettes noires, abrité sous un bonnet de laine.

    On l'avait entendu critiquer l'air conditionné de la salle d'audience, qui l'incommodait, mais aucun regret affiché, aucune reconnaissance des faits de l'histoire : près de deux millions de morts en moins de cinq ans, morts sous la torture, victimes de la faim et des travaux forcés, dans un pays entièrement soumis à la terreur khmère rouge de 1975 à 1979.

    Alors, aujourd'hui, que dit Nuon Chea ? « Je ne cherche pas à fuir mes responsabilités. Je dois assumer ma responsabilité dans le préjudice causé à mon pays, le danger auquel il a été exposé ». Et d'exprimer ses « plus profondes condoléances ».

    Mais tout cela avec un certain détachement tout de même, face aux survivants, aux anciennes victimes venues témoigner à Phnom Penh. Car l'accusé continue de minimiser son propre rôle. « Sur le plan de l'exécution, dit-il, je n'avais aucun pouvoir », lui le numéro deux a beau jeu de charger le numéro un du régime, Pol Pot, mort depuis bien longtemps.

    C'est vraiment un premier pas très important qui est fait par rapport aux parties civiles. Même s'il y a des réserves, même si on peut discuter la formulation, c'est très important. Ce n'est peut-être pas une demande de pardon en tant que tel, mais c'est au moins l'expression d'un début de repentir
    Martine Jacquin Avocate au barreau de Paris, Me Jacquin assure la défense des parties civiles dans ce procès 11/10/2013 - par Juliette Gheerbrant Écouter

     

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