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    Asie-Pacifique

    La Chine détient le journaliste Du Bin pour «trouble à l'ordre public»

    media Du Bin, photographe à Pékin, et auteur d’un documentaire basé sur les témoignages des détenues de Masanjia. La première partie de ce documentaire diffusé à Hong-Kong est censurée en Chine continentale. RFI/Stéphane Lagarde

    Voilà maintenant deux semaines que le journaliste chinois Du Bin n’a pas donné de nouvelles à ses proches. Selon la sœur de cet ancien photographe freelance au New York Times et auteur d’un documentaire sur les camps de travail en Chine, Du Bin a été arrêté par la police chinoise le 31 mai, soit quelques jours avant l’anniversaire de la répression du mouvement de Tiananmen. Depuis, il est introuvable.

    Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

    Selon les copies du mandat officiel laissées à son domicile, Du Bin a été arrêté pour « trouble à l’ordre public » mais ce sont bien les travaux récents de notre confrère qui visiblement intéressaient les policiers. Livres, enregistrements, tout a été emporté avec lui confirment ses proches et notamment sa sœur Du Jirong dans un entretien à la BBC. Les sceaux du centre d’internement du district de Fengtai à Pékin retrouvés sur le mandat de police ne laissant guère de doute quant à l’endroit où il se trouve aujourd’hui.

    Documentaire sur les camps de travail

    Du Bin était depuis un moment dans le collimateur du bureau de la sécurité publique de Pékin. Il venait de réaliser un documentaire sur le camp de rééducation de travail de Massanjia (nord-est de la Chine) et il était suivi et filmé par des agents en civil lorsque RFI l’a rencontré début mai à Pékin.

    « Ne vous inquiétez pas si des personnes nous filment dans la rue, ce ne peut-être qu’une coïncidence, disait-il alors avec humour. Personne ne me suit, car je suis un parfait inconnu et seule ma famille s’intéresse à moi. Le gouvernement chinois a bien d’autres choses à faire que de s’occuper de ma personne. Les agents sont trop occupés, ils doivent notamment mener une enquête sur les victimes de Massanjia. »

    Ce premier témoignage sur le camp pour femmes de Masanjia  a été mis en ligne le 1er mai et projeté à Hong Kong, mais il était évidement censuré en Chine continentale.

    « En Chine, ce film ne peut-être vu que par un très petit nombre de gens, nous le savons quand nous faisons ce genre de documentaire, ajoutait alors notre confrère. Beaucoup de mes amis m’ont dit : ‘Pourquoi tu ne choisis pas des sujets plus positifs ?’ Je leur ai répondu : ‘Personne ne peut accepter ce qui se passe dans ces camps. Personne ne peut accepter les traitements qui sont infligés à ces femmes, donc j’ai fait ce film'.»

    Test pour les nouvelles autorités chinoises

    Autre motif d’insatisfaction pour le pouvoir chinois, une semaine avant sa disparition, Du Bin venait de publier un ouvrage sur le Massacre de la place Tiananmen, compilation de différents articles publiés ces dernières années, rapporte le New York Times.

    Là encore le livre édité par Books, qui dispose de bureaux à New York et à Pékin, n’avait aucune chance de sortir en Chine continentale. A travers ses photos, ses films et ses écrits, Du Bin s’est donc intéressé à des sujets qualifiés de sensibles par les autorités, cela n’en fait pas pour autant un dissident politique. Ce cas a donc « valeur de test », souligne l’organisation Human Right Watch à Hong Kong cité par le South China Morning Post. Les suites qui seront données à cette arrestation permettront de connaître la politique suivie en matière de droits de l’homme par le nouveau pouvoir chinois qui a promis du changement. « Après tout c’est Meng Jianzhu (le chef de la sécurité publique) lui-même qui a le premier a annoncé la fermeture des camps de rééducation par le travail pour cette année, confiait encore Du Bin, début mai. Sans lui, personne n’aurait osé aborder ce sujet, et moi le premier ! »

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