GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 16 Septembre
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
Aujourd'hui
Samedi 21 Septembre
Dimanche 22 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Hamid Karzaï en colère après les discussions directes entre les Etats-Unis et les talibans

    media Pour le président afghan, la représentation des talibans à Doha, baptisée «Bureau politique de l’émirat islamique d’Afghanistan», n'a aucune légitimité politique. REUTERS/Mohammed Dabbous

    Le gouvernement de Kaboul a annoncé, ce mercredi 19 juin 2013 au matin, qu’il suspendait les négociations avec les États-Unis sur l'accord bilatéral de sécurité qui doit être mis en place après le retrait de l'Otan en 2014. Hamid Karzaï menace même de boycotter les discussions de paix qui vont s’ouvrir dans les prochains jours à Doha, entre les talibans et les Américains. Une position inconfortable pour le président afghan. De son côté, Barack Obama a déclaré qu’il souhaitait une poursuite des discussions de paix.

    Le président Afghan est furieux, et les raisons à cela ne manquent pas. Mardi 18 juin au matin, à la cérémonie marquant le passage de relai entre les forces de l’Otan et les forces afghanes, Hamid Karzaï avait, le premier, annoncé l’envoi d’une délégation au Qatar pour entamer des négociations avec les talibans.

    Mais l’offre a été prise de haut par les rebelles islamistes qui ne reconnaissent pas la légitimité du gouvernement en place. « Rien n’est prévu pour le moment, ce sera selon les circonstances », a déclaré un porte-parole des talibans à Doha.

    Hamid Karzaï conteste aussi le nom que ces derniers ont donné à leur représentation au Qatar : le Bureau politique de l’émirat islamique d’Afghanistan, intitulé qu'ils avaient attribué à leur régime entre 1996 et 2001. « Une telle entité n'existe pas », a dit le président afghan.

    Le Qatar a démenti cette appellation depuis lors. Mais qu'à cela ne tienne : pour protester, Hamid Karzaï a mis dans la balance rien moins que le maintien d’une présence américaine sur son territoire après 2014. La position des Etats-Unis est contradictoire, a beau jeu de dénoncer Karzaï : « d’un côté Washington discute avec les talibans, de l’autre, il nous demande de faire ce que les talibans refusent, c'est-à-dire garder des militaires sur notre territoire ».

    Depuis Berlin, le président Barack Obama a aussitôt réagi à la suspension des négociations sur l'après-2014, en déclarant que les Afghans devaient se parler entre eux, et en souhaitant que le processus se poursuive malgré ces défis. Mais le président Karzaï ne semble pas convaincu. Il hausse encore le ton, menaçant les Etats-Unis de tourner le dos à toute discussion.

    Des discussions auxquelles les talibans n'ont pas l'air pressés de l'inviter. Ce que redoute d'ailleurs Hamid Karzaï avant tout, c'est d’être marginalisé par les négociations directes entre les Etats-Unis et les talibans. Il sait que sa survie politique est en jeu.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.