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    Asie-Pacifique

    Cambodge: la cité perdue mise à jour grâce à un laser

    media Angkor Vat, au Cambodge. Duc Tam/RFI

    Des archéologues viennent d’annoncer la découverte des vestiges d’une ville entière au Cambodge, la cité perdue de Mahendraparvata, évoquée dans des textes anciens. La ville, encore plus vieille que sa voisine Angkor, aurait été la première capitale khmère, il y a 1 200 ans. Les chercheurs ont utilisé une technologie dernier cri, le radar laser, pour leur découverte.

    Du passé du Cambodge, on connaît bien le site monumental d’Angkor. Ses temples, notamment celui d’Angkor Vat, sont devenus emblématiques du pays et plusieurs millions de touristes visitent le site chaque année. Mais la région d’Angkor, capitale du royaume khmer qui connut son apogée entre le IXe et le XIIe siècle, n’a pourtant pas encore livré tous ses secrets.

    La plus grande mission archéologique de ce type au monde

    Des archéologues ont annoncé en juin des découvertes exceptionnelles : les vestiges d’une cité médiévale, construite 350 ans avant Angkor et qui serait la première capitale khmère, la cité perdue de Mahendraparvata dont parlent des écrits anciens.

    C’est grâce à une technologie récente, le LiDAR, que ces trouvailles ont été faites. En avril 2012, un hélicoptère équipé de ce radar laser a survolé une zone de 370 km² autour d’Angkor. Trois millions de points topographiques ont pu être enregistrés et plusieurs milliers de photographies aériennes ont été réalisées. L’opération n’a duré que deux jours, mais c’est pourtant la plus grande mission archéologique de ce type lancée dans le monde. Après des mois d’analyses, les résultats vont être publiés dans la revue de l’Académie américaine des sciences, PNAS.

    Une précision à la vingtaine de centimètres

    « La technologie LiDAR nous a permis de découvrir une ville entière d’un seul coup. Pour obtenir ce genre de données et informations, il fallait jusqu’à présent travailler sur une dizaine d’années, ou plus », explique Damian Evans, directeur du centre de recherches archéologiques de l’université de Sydney au Cambodge, qui a supervisé la mission.

    Impossible à distinguer sous l’épaisse jungle, même vues du ciel, elles sont pourtant bien là, les traces de l’ancienne ville. Les larges avenues, les bassins et les canaux d’irrigation, ont pu être cartographiés avec une précision à la vingtaine de centimètres près, dans le massif montagneux du Phnom Kulen, à 40 km au nord-est d’Angkor.

    Expliquer le déclin d’une civilisation

    Les habitations khmères étaient en bois et n’ont pas survécu au passage du temps. Seuls les temples étaient en pierre. Plusieurs édifices religieux avaient ainsi déjà été découverts dans cette zone. « Ce que nous avons trouvé, ce sont les liens entre ces points sur la carte que sont les temples, explique Jean-Baptiste Chevance, archéologue à la Fondation archéologie et développement en Grande-Bretagne, qui a également participé à l’étude. C’est comme si, dans un modèle de ville occidentale, nous n’avions que quelques ruines d’églises… Maintenant nous avons toute la ville. Nous n’avions pas idée de son étendue ! », confie-t-il à un journaliste de Fairfax Media qui a suivi les archéologues durant leur première expédition sur le terrain.

    Car les données relevées par le LiDAR ne sont pas tout. Il va falloir aller explorer le terrain et mettre à jour les ruines de la ville, encore enfouies sous terre. Une autre priorité sera également de trouver des fonds pour approfondir les recherches, car la zone balayée par le LiDAR était restreinte et la ville de Mahendraparvata semble s’étaler sur de nombreux autres kilomètres. Et bien sûr, il va falloir interpréter les découvertes. L’urbanisation importante, le gigantesque réseau hydraulique et la déforestation donnent ainsi une première piste aux archéologues pour expliquer le déclin de la civilisation khmère d’Angkor, qui pourrait être liée à l’environnement. 

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