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Europe

Russie Vladimir Poutine

Pierre Lorrain sur RFI: «Les charges juridiques contre Navalny sont fondées »

media L'opposant russe Alexeï Navalny arrivant au tribunal, le 24 avril 2013. Karpukhin / Reuters

Le parquet a requis, ce vendredi 5 juillet, six ans de camp contre Alexeï Navalny, l'opposant numéro un au président russe Vladimir Poutine, jugé pour détournement de fonds dans une affaire qu'il considère fabriquée de toutes pièces. C’est le 18 juillet que l’opposant russe sera fixé sur son sort. Il connaîtra donc à ce moment-là le jugement du tribunal de Kirov. Une peine qui, de fait, empêcherait ce pourfendeur de la corruption de briguer la mairie de Moscou. Pierre Lorrain, chercheur à l'Institut d'histoire sociale à Nanterre, journaliste et écrivain, spécialiste de l'URSS et de la Russie, revient sur son cas et sur l'opposition en Russie en général.

RFI: Est-ce que l’on peut aujourd’hui s’opposer à Vladimir Poutine sans terminer devant un juge ?

Pierre Lorrain: Cela semble un peu difficile. Mais restons tout de même un peu sérieux. Oui bien sûr, il est possible de s’opposer. La seule chose, c’est que certaines personnes de l’opposition représentent un profil qui est un peu particulier et qui prête le flanc à la critique et ouvre la voie à des poursuites, c’est le cas de Navalny. Il est difficile de savoir s’il est réellement innocent ou coupable de ce dont on l’accuse, mais en tout cas les charges contre lui sont fondées. Il n’y a pas de dossier imaginaire ou de faits qui ne sont pas étayés du point de vue juridique.

Pourtant, lui dénonce des accusations pour détournements de fonds. Donc des accusations montées de toute pièce ?

Cela, c’est lui qui le dit. En tout cas, ces accusations ne datent pas d’aujourd’hui. Elles datent d’il y a longtemps. C’est un homme qui a fait carrière non seulement dans la politique, mais également dans les affaires un peu controversées, comme le commerce du bois dans la région de Kerov. Et un élément qui permet de dire que ce n’est pas forcément complètement imaginaire, c’est que c’est la compagnie française Yves Rocher, ou du moins la succursale russe d’Yves Rocher, qui a porté plainte contre lui parce que, comme souvent en Russie, Navalny a bénéficié - et son entreprise qu’il avait créée - d’une sorte de bienveillance, à une certaine époque, des autorités qui lui ont permis de faire main basse sur certaines activités, en particulier des activités de transport dont la société Yves Rocher a eu à pâtir. C’est vrai que tant que la société de Navalny semblait couverte par les autorités locales, il n’y avait pas moyen de porter plainte. A partir du moment où il a été abandonné, une action devenait possible et même nécessaire d’une certaine manière. Les choses ne sont pas blanc ou noir, ce n’est pas la pauvre victime. Maintenant reste à savoir s’il mérite six ans de camp ou pas. Mais c’est une autre histoire. Est-ce qu’il est réellement coupable ? Est-ce qu’on va le trouver coupable ? Le juge vraisemblablement oui, mais pour le moment le doute persiste encore.

Est-ce que l’on peut comparer son cas à celui de Mikhaïl Khodorkovski, ancien patron du pétrole russe Ioukos, qui purge une peine de prison depuis 2013 ?

Oui, on peut le comparer. Contre Khodorkovski, il y a eu deux procès. Le premier semblait légitime, le deuxième était complètement fabriqué. Et ça, on l’a très bien vu : les charges du deuxième procès étaient les mêmes que celles du premier et on ne juge pas quelqu’un deux fois pour la même affaire. De la même manière, Khodorkovski n’était pas non plus un personnage complètement blanc. Il a été l’un des plus gros hommes d’affaires du pays.

Mais il est depuis dix ans en prison quand même ?

Oui, effectivement. C’est le côté obscur de la force mais il ne faut pas oublier qu'en France des gens, qui ont fait moins que ce qu’on lui reprochait, ont tout de même, comme Alain Carignon, passé quatre ans en prison. Les choses ne sont pas d’un côté toutes blanches et de l’autre toutes noires. Autant Navalny peut être populaire auprès d’une certaine partie de la population, autant un ancien oligarque comme Khodorkovski, malgré tout ce que peuvent dire ses proches, ne trouve pas un réel écho dans la population russe sauf certains groupes qui le soutiennent.

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