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    Philippines: 10% de la population travaille à l’étranger

    media Travailleurs philippins. ulian Abram Wainwright/Bloomberg via Getty Images

    Les Philippines exportent chaque année plus de main-d’œuvre. Avec désormais plus de 11 millions de travailleurs migrants, soit plus de 10% de sa population, cet archipel est devenu le plus grand pourvoyeur de main-d’œuvre migrante dans le monde après le Mexique. C’est aussi l’un des pays qui reçoit le plus de transfert de fonds de ses travailleurs, en troisième position après l’Inde et la Chine.

    De notre correspondant à Manille,

    C’est une tendance déjà ancienne et qui remonte à la crise pétrolière des années 70. Dans le vain espoir d’éviter une explosion sociale, le gouvernement de l’époque avait encouragé l’exportation de main-d’œuvre, surtout dans les pays du Golfe. Depuis, cette pratique s’est institutionnalisée. Une myriade d’entreprises de recrutements encadre cette émigration qui est la plupart du temps légale. Seules la Malaisie, la Syrie et la France, selon l’Organisation mondiale des migrations, hébergent une population de travailleurs migrants philippins majoritairement sans papier.

    Quant au terreau de cette émigration massive, il est resté le même : c’est toujours la pauvreté. Plus de 26% de la population aux Philippines ne parvient pas à gagner ne serait-ce qu’un dollar par jour. Et le chômage touche aujourd’hui 7% de la population active.

    Les Philippins sont de plus en plus nombreux à s’expatrier malgré la forte croissance économique de plus de 6% du PIB que connaît le pays depuis plusieurs années. Mais cette croissance économique ne bénéficie pas à tout le monde. Si en terme de pourcentage de la population, les pauvretés diminuent, les pauvres, eux, sont de plus en plus nombreux du fait de la croissance démographique. Par ailleurs, les nombreuses années de migration à grande échelle l’ont rendue routinière, prévisible et l’ont valorisé dans la société philippine. Un sondage national mené en 2003 auprès des enfants de 10 à 12 ans avait révélé que près de la moitié d’entre eux envisageaient de partir travailler à l’étranger.

    Les Philippins présents dans 200 pays

    Ces travailleurs migrants sont présents dans 200 pays, mais la majorité d’entre eux résident aux États-Unis, au Canada et dans les pays du Golfe. Aux États-Unis, ils sont estimés à plus de trois millions. Et ils sont près de deux millions en Arabie Saoudite. Selon l’Organisation mondiale des migration, les Philippins seront bientôt le plus grand groupe d’étrangers en Australie.

    Les Philippins sont également très présents dans la marine marchande. Plus de 300 000 d’entre eux travaillent sur les navires internationaux et y représentent donc actuellement plus d’un quart du personnel sur le plan mondial. Une partie d’entre eux craignent cependant de perdre leur travail, car l’Union européenne menace de refuser d’accorder un permis de travail aux marins philippins si leur pays ne leur garantit pas une éducation de meilleure qualité, du moins dans le domaine maritime. A la suite de cette menace, plusieurs écoles de marine marchande ont été restructurées ou fermées aux Philippines, car ce sont quelque 60 000 emplois qui sont en jeu.

    Cette émigration massive ne nuit pas à l’économie des Philippines, au contraire. La plupart des travailleurs migrants philippins ne sont pas très qualifiés. Ce sont surtout des femmes, employées comme domestiques. Ils envoient une partie importante de leur salaire dans leur pays pour aider leurs familles. Selon une étude menée sur les revenus des familles aux Philippines, plus d’un quart d’entre elles dépendent des revenus des travailleurs expatriés pour survivre, principalement pour acheter de quoi manger. Selon la Banque mondiale, l’argent ainsi envoyé à leurs familles par les travailleurs expatriés philippins représentait la somme fabuleuse de 24 milliards de dollars en 2012. C’est l’équivalent de ce que les Mexicains expatriés rapportent à leur pays et cela place les Philippines à la troisième place des pays bénéficiaires des transferts de fonds de ses travailleurs expatriés, derrière l’Inde et la Chine.

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