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    Asie-Pacifique

    La mafia japonaise a maintenant sa gazette, avec poésie, échecs et potins de la pègre au sommaire

    media Kenichi Shinoda, le parrain des Yamaguchi Gumi en avril 2011. AFP PHOTO / JIJI PRESS

    Le plus grand syndicat du crime japonais, les Yamaguchi-gumi adresse à ses 28 000 membres une publication interne avec un éditorial de leur parrain et même une rubrique poésie. On ne la trouve pas en kiosque, il n'est pas possible non plus de s'y abonner mais la presse japonaise, qui a obtenu un exemplaire de ce premier numéro, est surprise par la qualité de son contenu.

    La presse de la pègre japonaise n’a rien a envier à ce qui se fait de mieux dans le domaine de la communication interne au sein des plus grandes entreprises japonaises. Dans son éditorial, le parrain des Yamaguchi s’exprime d’ailleurs comme un chef d’entreprise. « La société japonaise est en crise, écrit-il, économique, d’identité, les gangsters en sont aussi victimes », mais le parrain rappelle à ses adhérents ou ses troupes les vertus de « loyauté, de résilience, de discipline qui ont la force des Yakuza depuis des lustres ».

    Poésie, haïku, échecs er rubrique people au sommaire

    Cette gazette du syndicat des Yamaguchi, selon la presse japonaise, n’a sans doute pas été ecrite par les gangsters eux-mêmes, mais par des professionnels de la communication. La mafia japonaise sait aussi louer les services de journalistes. Elle soutient financièrement des revues nationalistes.

    Le contenu de la publication interne des Yamaguchi-gumi est d’une haute tenue littéraire. L’on y trouve une chronique poésie, des haïku, de courts poèmes qui ne laisseraient pas insensibles le comite du prix Nobel de littérature. Une page jeux, go et shogi, les échecs japonais à se creuser les méninges. Sans oublier une rubrique people consacrée aux distractions des gros bonnets de la pègre.

    Autocensure sur une plainte pour racket conte le parrain

    Même la pègre pratique l’autocensure, puisque la publication n'évoque à aucun moment l’action en justice intentée contre les mêmes Yamaguchi-gumi par une restauratrice de Nagoya  pour racket. Elle réclame l'équivalent de 130 000 euros qu'elle a du verser au syndicat des Yamaguchi-gumi pendant treize ans en échange de la protection de son établissement situé au centre de la ville de Nagoya.

    L’avocat qui la défend porte plainte contre le parrain des Yamaguchi-gumi lui-même, en la personne de Kenichi Shinoda en tant qu’employeur, responsable des gangsters qui ont menacé la restauratrice de brûler son établissement si elle arrêtait de payer le prix de leur protection. Et il ne faut pas avoir froid aux yeux pour oser attaquer en justice la plus importante organisation criminelle japonaise. Une initiative qui n'est pas sans risque pour la plaignante et son avocat, quand on sait que le parrain des Yamaguchi-gumi, Kenichi Shinoda, a déjà passé treize ans en prison pour le meurtre d’un rival.

    Guerre des gans redoutée

    Son fief est le Kansai, la région de Kobe-Osaka-Kyoto. Mais la crise économique l'a poussée à étendre ses activités au-delà, jusqu’à Tokyo. La capitale japonaise était le fief, il y a quelques années encore, d’un autre grand syndicat du crime les Inagawa-kai. Et l'on redoute une guerre des gangs.

    En attendant, c’est la restauratrice de Nagoya qui déclenche les hostilités contre les Yamaguchi-gumi. Leurs activités de racket sont de plus en plus mal supportées. Et de simples citoyens commencent à se révolter, au niveau des quartiers où les gangsters ont pignon sur rue, et à exiger que leurs activités de racket soient bannies. Le Japon ne s’est doté d’une loi antigangs qu’en 1992. Il existe toujours une entente tacite entre les gangsters et les autorités qui leur servent d’indicateurs. L’indépendance de la justice dans des affaires impliquant la pègre n’est pour l'heure toujours pas acquise.

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