Manifestations en Corée contre le rôle des services secrets pendant la présidentielle - France - RFI

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Selon les Nations unies, les massacres auraient été commis lors de la prise de Bentiu, localité pétrolifère située dans l’Etat de l’Unité, par les hommes de l’ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar. Près de 200 personnes auraient notamment été tuées dans une mosquée et plusieurs autres dans une église, affirme l’ONU dans un communiqué.

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Manifestations en Corée contre le rôle des services secrets pendant la présidentielle

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Des « manifestations aux chandelles » sont organisées ce week-end à travers tout le pays, pour protester contre l’implication des services secrets lors de l’élection présidentielle de décembre dernier.

Avec notre correspondant à SéoulFrédéric Ojardias

Mi-juin, une enquête du parquet a déterminé que 70 agents avaient mené une campagne de manipulation de l’opinion publique, via des forums internet, afin de discréditer le candidat de l’opposition, qui a perdu l’élection. Le directeur des services secrets, Won Sei-hoon, a été mis en examen dans ce scandale.

Ils sont désormais des milliers de manifestants, chacun une bougie à la main. Entourés d’un dispositif policier impressionnant, ils exigent une refonte des services secrets, et demandent à la présidente Park Geun-hye d’assumer ses responsabilités dans le scandale.

Kim Yong-min est un humoriste, coresponsable d’une émission radio sur internet très populaire et critique envers le pouvoir conservateur. Il est venu afficher son soutien. « Ce sont des fonctionnaires, payés avec nos impôts, qui ont multiplié les efforts pour faire élire la candidate Park Geun-hye, s'indigne-t-il. Nous nous demandons si cette manipulation de l’élection par les services secrets s’est seulement limitée à internet. Est-ce que c’est allé plus loin ? »

« Les citoyens sont de plus en plus nombreux à protester. Mais les principaux médias sud-coréens refusent de parler de cette mobilisation, parce qu’ils sont proches du pouvoir », dénonce encore Kim Yong-min.

La présidente Park Geun-hye a assuré ne pas être au courant de ces manipulations, et a demandé aux services secrets de préparer eux-mêmes un plan de réforme. Une réponse qui ne satisfait pas du tout l’opposition. Le mouvement de protestation continue.

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