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Au Cambodge l'opposition conduite par Sam Rainsy ne lâche rien

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Au Cambodge, toujours aucun accord n'a été trouvé entre le parti au pouvoir et l'opposition, qui tous deux revendiquent la victoire aux législatives du 28 juillet. L'examen des irrégularités électorales dénoncées par l'opposition est passé des mains de la commission électorale au Conseil constitutionnel, dernière institution à statuer avant la proclamation des résultats finaux en septembre. Si les résultats préliminaires donnent le PPC (Parti du peuple cambogien) du Premier ministre Hun Sen gagnant, en face, le Parti du sauvetage national n'abandonne pas le combat et a testé ses troupes ce lundi 26 août à Phnom Penh.

Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée

Les autorités avaient exigé que le rassemblement ne dépasse pas 6 000 personnes, mais ce sont plus de 15 000 partisans de Sam Rainsy qui ont répondu pacifiquement à l’appel de l’opposition. Le président du Parti du sauvetage national (PSN) a repris sous forme de slogan la position ferme du parti dans les négociations. « On n'est pas d'accord, on ne s'engage pas ! On n'est pas d'accord ! » clame-t-il.

Le leader du PSN se lance sur la voie inaugurée par Gandhi en Inde, s’appuyant sur le principe de non-violence que celui-ci prônait contre l'administration coloniale et sur la désobéissance civile. « Nous ferons en sorte que le fonctionnement de l'administration et du pouvoir central soit paralysé ! » ajoute Sam Rainsy.

Blocage politique

Et Sam Rainsy interroge la foule : «Vous avez déjà entendu parler du tsunami ? », « oui, oui... » répond la foule à laquelle il promet que leur mouvement sera pareil à un tsunami : les grosses vagues emporteront sur leur passage les responsables du régime totalitaire.

« On est arrivé là, on ne recule pas, on avance ! » Un mois après le scrutin et le résultat inattendu de l’opposition, celle-ci fait la démonstration que cet élan populaire de protestation n’a rien perdu de sa force.

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