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Asie-Pacifique

Japon séisme tsunami et catastrophe nucléaire au Japon

Fukushima: le plan à 360 millions des Japonais pour mettre fin au désastre

media

De nouveaux taux record de radioactivité ont été détectés sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima. Ils poussent le gouvernement à mettre en place un plan d'urgence censé assainir le complexe atomique et résoudre le problème des fuites d'eau radioactive dans l'océan Pacifique.

La terre a tremblé ce mercredi 4 septembre 2013 au Japon. Dans l'océan Pacifique, un violent séisme de magnitude 6,5 a fait vibrer toute la côte Est de la plus grande île du pays, Honshu, où se trouve la centrale de Fukushima-Daiichi.

Selon le gérant du site, Tepco, aucun problème nouveau n'a été détecté dans l'immédiat. Pourtant, les nouvelles de ces derniers jours n'ont rien de rassurant. Elles nous rappellent que depuis la catastrophe nucléaire de mars 2011, la pire depuis Tchernobyl en 1986 (Ukraine), la situation est loin d'être sous contrôle.

Depuis deux ans et demi, l'opérateur Tepco est totalement dépassé par la situation. Les pannes de courant qui paralysent les systèmes de refroidissement, les fuites d'eaux radioactives et les contaminations des sols et de l'océan se sont succédées, poussant le gouvernement nippon à prendre les choses en main.

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Réunion de crise consacrée à Fukushima chez le Premier ministre Shinzo Abe (3e à gauche) à Tokyo, le 3 septembre 2013. REUTERS/Shizuo Kambayashi/Pool

Un plan d'urgence doit être mis en place pour assainir la centrale, mais aussi pour rassurer au-delà des frontières japonaises. Des taux record de radioactivité ont été enregistrés dimanche 1er septembre 2013 dans l'un des réservoirs de la centrale, 18 fois supérieurs au niveau mesuré dix jours auparavant, et 300 tonnes d'eau hautement radioactive se déversent chaque jour dans l'océan.

Il est donc urgent d'agir. Le gouvernement avance des mesures radicales. Un plan d'urgence de 360 millions d'euros est prévu pour colmater les fuites et traiter les eaux irradiées. Les experts parlent d'un chantier titanesque, qui pourrait prendre près de 40 ans, si tout va bien.

Le casse-tête du stockage des eaux radioactives

Depuis le tsunami, le problème n'a fait que s'aggraver. Environ 400 000 tonnes d'eaux radioactives sont actuellement enfouies dans le sous-sol ou stockées dans un millier de réservoirs répartis sur le site. Et chaque jour, plusieurs centaines de tonnes d'eaux utilisées pour le refroidissement des réacteurs viennent s'ajouter aux stocks existants. Cela représente environ 110 piscines olympiques, et une piscine supplémentaire par semaine. Enfin, les cuves ne sont pas assez solides : elles ne sont pas en béton armé et des fuites apparaissent à différents endroits des réservoirs ou des tuyaux qui les relient entre elles.

Tepco envisage de purifier l'eau, pour ensuite la rejeter dans l'océan Pacifique. Mais l'efficacité de cette méthode est contestée. L'autre option préconisée par le gouvernement : fabriquer des barrages capables de stopper l'hémorragie d'eaux radioactives qui se déversent dans l'océan par les nappes phréatiques. Il s'agirait de geler les sous-sols de la centrale en créant un « mur de glace ». Cette méthode complexe d'injection de substance réfrigérante devrait prendre deux ans.

Une catastrophe internationale

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Site de Fukushima-Daiichi photographié du ciel le 31 août dernier. REUTERS/Kyodo

Depuis l'annonce de fuites d'eau radioactive dans l'océan, le problème n'est plus national, il concerne le monde entier. Des scientifiques allemands ont récemment publié une étude montrant la progression de la radioactivité dans l'océan Pacifique. Ces résultats sont inquiétants. Une carte interactive (voir ci-dessous) indique qu'en raison des courants marins, la contamination touchera la totalité de l'océan Pacifique et aura atteint les côtes californiennes d'ici quatre ans.


 

Etonnamment, le Japon n'a jamais voulu faire appel à l'expertise étrangère. Les appels d'offres n'ont pourtant pas manqué. Certains experts occidentaux dénoncent l'orgueil des responsables japonais. Ils les accusent de vouloir faire de cette crise inédite une « expérience scientifique », dans le but de découvrir une méthode de traitement qu'ils pourraient ensuite revendre à l'étranger.

Mais il y a peut-être une autre raison à cet engagement soudain du gouvernement dans la gestion de la crise. Dans quatre jours, le Comité international olympique doit dévoiler le nom de la ville qui accueillera les JO de 2020. Or Tokyo figure sur la liste des candidats.

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