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    Asie-Pacifique

    Pertes au sein des forces de sécurité afghanes: l’hémorragie se poursuit

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    Les derniers chiffres sur les pertes de la police et de l'armée afghane sont inquiétants : le nombre de morts continue d'exploser. À présent en première ligne, les forces de sécurité peinent à encaisser les attaques de l'insurrection. Une faiblesse qui renforce les incertitudes quant à l'avenir de l'Afghanistan.

    Aux ministères de la Défense et de l’Intérieur afghans, les chiffres sur les pertes humaines sont publiés au compte-gouttes. Lundi 1er septembre, le ministre de l’Intérieur a pourtant fini par lâcher une donnée conséquente : depuis le mois de mars (début du calendrier afghan), 1 792 policiers ont été tués en mission. En six mois, ce sont donc autant d’hommes perdus qu’au cours de toute l’année précédente.

    En mars 2013, déjà, un porte-parole du ministère de la Défense avait admis des pertes considérables : 1 800 policiers et 1 183 soldats étaient morts sous les coups de l’insurrection. À l’époque, le général français Eric Hautecloque-Raysz, dernier commandant de la Task Force Lafayette, assurait que les forces de sécurité afghanes étaient capables de faire preuve de suffisamment de résilience face à ces pertes. Comprendre qu’elles pouvaient remplacer les morts par du sang neuf suffisamment vite.

    En ce début de semaine, le patron de la Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF), le général Joseph Dunford, se montrait moins optimiste. Dans une interview au journal britannique The Guardian, il assure prendre le problème « très au sérieux ». L’officier américain ne peut que constater les difficultés de forces de sécurité encore très jeunes, confrontées à une insurrection parfaitement rodée. Les Afghans pourront-ils encaisser de tels niveaux de perte ? « Il est trop tôt pour le dire, le temps nous le dira », avance-t-il prudemment.

    Sous le feu des insurgés

    En trois ans et demi de transition, les forces afghanes se sont retrouvées projetées en première ligne de la guerre qui continue de secouer le pays. Entre décembre 2009 et octobre 2012, les effectifs sont passés de 195 000 à 337 000 hommes et femmes. L’armée et la police sont aujourd’hui en charge de 86% des opérations sur le territoire, la coalition ayant cessé les missions de combat au mois de juin.

    Les troupes afghanes souffrent encore de déficits dans certains domaines, notamment en matière de logistique, de renseignement et d’appui aérien ou aéroterrestre. Faute de moyens, ce sont principalement les Américains qui comblent ces failles. Le général Dunford a manifesté son scepticisme quant à la capacité des Afghans à sécuriser totalement le pays : « il faudra certainement trois à cinq ans de plus pour que les forces afghanes soient efficaces ».

    Les forces de sécurité sont exposées à des attaques d’insurgés particulièrement sophistiquées. Les engins explosifs improvisés restent la première cause de mortalité, devant les attaques suicides et les tirs. Les Afghans ont également été régulièrement pris pour cible par des insurgés infiltrés, sans que le gouvernement ne se risque à publier de chiffres sur cette menace qu’il continue d’attribuer à des déséquilibrés.

    Démotivation

    Pour le spécialiste de l’Afghanistan Karim Pakzad, ces chiffres sont particulièrement inquiétants : « Ce n’est plus une armée de conscrits mais une armée de métier, les gens s’engagent pour obtenir un salaire, explique-t-il. Si le risque de mourir continue de grimper, les candidats risquent d’être largement dissuadés ».

    Si quelques unités font preuve de très bons résultats sur le terrain, le gros des effectifs ne peut pas en dire autant. Les hommes déployés dans les secteurs plus reculés ou le long des axes logistiques ne sont pas toujours du même acabit. « Le corps des officiers est composé d’hommes particulièrement motivés, d’anciens moudjahidines mobilisés contre les talibans, explique Karim Pakzad. Mais les hommes du rang sont majoritairement analphabètes et ne comprennent même pas à quoi servent leurs entraînements : eux sont venus pour la solde et l’uniforme ».

    Récemment, pourtant, même des figures citées en exemple ont aussi montré leurs limites. Comme le relève The Guardian, le général Sayed Mohammad Roshandel, un homme du cru qui a su se hisser jusqu’à la tête des forces spéciales de la police afghane, s’est résigné à demander l’asile politique au Danemark. Plus que par peur, ce serait par frustration devant l’absence de résultats qu’il aurait fait ce choix, expliquent ses proches.

    D’autres sont pourtant bien contraints de renoncer au combat sous la pression des talibans, comme la pilote d’hélicoptère de l’armée Latifa Nabizada. Cette femme colonel, figure d’un Afghanistan nouveau, s’est elle aussi vue forcée de demander sa mutation à un poste beaucoup moins exposé, dans les bureaux du ministère de la Défense.

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