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    Asie-Pacifique

    Sans suspens, l'Azerbaïdjan élit son président ce mercredi

    media Le président Ilham Aliev a toutes les chances de remporter le scrution présidentiel. (Photo : Reuters)

    L’ex-république soviétique d’Azerbaïdjan élit son président ce mercredi 9 octobre. Le vote est sans suspens, Ilham Aliev, 52 ans, devrait récolter plus de 80% des suffrages et entamer sereinement son troisième mandat. A moins que sa légitimité ne soit entamée, par la nature autoritaire de son régime.

    De notre correspondant à Bakou,

    Pour savoir si Ilham Aliev jouit d’un réel soutien populaire il faudrait organiser une vraie élection. Or, il n'y en a jamais eu en Azerbaïdjan depuis l’arrivée au pouvoir de la famille Aliev, le père d’abord, Heydar, en 1993, puis le fils après sa mort, en 2003.

    Le régime est autoritaire, exerçant une forte pression sur l’opposition, l’étranglant financièrement, ne lui laissant pas de place dans les médias, jetant en prison ses leaders. Ce qui fait que si les électeurs azerbaïdjanais votent Aliev, c'est parce que les autres ont été éliminés de la scène politique.

    Et si le régime utilise la contrainte pour faire réélire le président, il utilise aussi beaucoup l’argent du pétrole et du gaz (entre 12 et 15 milliards d’euros par an de rentrées en devises), pour du patronage politique, et pour acheter indirectement les électeurs.

    Le président Aliev a refusé de participer aux débats avec les autres candidats, mais il tourne en région depuis des semaines, où il inaugure de nouveaux dispensaires, des écoles etc. Au bout du compte, il y a une grande apathie chez les quelque 5 millions d’électeurs.

    Dix candidats en lice

    Il y a dix candidats en course pour cette élection. llham Aliev, huit autres qui sont là pour faire croire au pluralisme, et un qui est un vrai candidat d’opposition, Camil Hasanli, un professeur d'histoire à l'université de Bakou. Il représente le Conseil national des forces démocratiques, qui rassemble plusieurs partis d’opposition.

    Il faut mentionner ceux qui n’ont pas pu se présenter. Il y a eu le grand scénariste de cinéma Rustam Igragimbekov, interdit d’élection pour une histoire de double citoyenneté.
    Sa candidature était curieuse, apparemment poussée par Moscou pour mettre la pression sur le régime Aliev, mais sans intention de gagner.

    Il y a aussi Ilgar Mammadov, leader d’Alternative républicaine, un mouvement d’intellectuels, de libéraux. Mais il a été arrêté en février lors d’une manifestation. Il est toujours en prison, et sa candidature a été invalidée au prétexte que 5 000 signatures exigées pour pouvoir être candidat, étaient fausses. Ce qui est très douteux.

    L’apathie des électeurs achetés par les pétrodollars

    Le régime tient, il semble fort, même si les gens sont souvent exaspérés de voir combien la manne pétrolière n’améliore pas leur quotidien. Le début de l’année a d’ailleurs été marqué par des manifestations de colère, ce qui est inhabituel dans ce pays.

    Il y a eu trois manifestations significatives, moins par leur ampleur que par la détermination des gens. L’une était contre la mort d’appelés du contingent. La gabegie règne dans les rangs de l’armée. Une deuxième manifestation était celle de commerçants, protestant contre l’augmentation des loyers de leurs boutiques. Et la troisième contre le comportement provocateur de jeunes gens issus des cercles dirigeants et corrompus.

    Le tout relayé par quelques milliers de jeunes qui mobilisent via Facebook et les réseaux sociaux. Le pouvoir, en fait, craint un scenario à l’égyptienne. Peut-être pas dans l’immédiat. Et il a réagi en annonçant un grand plan de lutte contre la corruption. Totalement inefficace.

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