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    Asie-Pacifique

    Les services secrets sud-coréens soupçonnés de manipulation lors de la dernière présidentielle

    media La Corée du Sud est l'un des pays les plus connectés à internet, mais son réseau reste particulièrement surveillé par les autorités. REUTERS/LG Electronics/Handout

    En Corée du Sud, pays considéré comme le plus connecté au monde, internet a-t-il servi à manipuler l’opinion publique lors de la dernière présidentielle ? Ces accusations ont été relancées par les révélations d’un procureur qui a affirmé que, lors de la campagne présidentielle de décembre dernier, les services secrets ont mis en ligne quelque 55 000 messages sur le réseau social Twitter.

    Selon le procureur Yun Seok-yeol, ces 55 000 tweets diffusés par les espions sud-coréens pendant la campagne faisaient l’éloge de la candidate conservatrice et critiquaient le principal candidat de l’opposition. Le progressiste Moon Jae-in s’est ainsi vu accusé d’être un sympathisant du régime nord-coréen, une insulte qui touche une corde très sensible dans un pays toujours divisé.

    Autre révélation : l’armée sud-coréenne a reconnu que des membres de son « centre de cyber-commandement » - qui, en théorie, se dédie à la lutte contre les attaques informatiques -, avaient aussi mis en ligne, sur les réseaux sociaux et les forums, des messages critiquant le candidat Moon.

    S’il est difficile d’évaluer l’impact réel de ces messages, il faut savoir que les débats en ligne constituent un moyen privilégié pour beaucoup de Sud-Coréens pour s’informer et se former une opinion.

    Ces révélations s’ajoutent à un dossier déjà lourd : en juin, l’ancien chef des services secrets a été mis en examen. Il est accusé d’avoir ordonné à ses agents de mener une campagne en ligne en faveur de la conservatrice Park Geun-hye, qui a remporté l’élection. Le scandale est amplifié par le fait que ce procureur, Yun Seok-yeol, qui avait fait arrêter trois espions, a été soudainement dessaisi de son enquête.

    Inquiétude de la société civile

    Si internet est souvent associé à la démocratie et à l’ouverture d’un pays, comme on l’a vu par exemple lors des soulèvements du printemps arabe, l’exemple sud-coréen montre qu’internet peut aussi, potentiellement, servir à manipuler une opinion publique de façon beaucoup plus subtile qu’une simple répression.

    C’est ce qu’explique Moon Chung-in, professeur à l’université Yonsei à Séoul, expert des questions de renseignements : « L’Etat peut manipuler le cyberespace dans un but politique. Il peut réprimer, comme il l’a fait par exemple en arrêtant en 2009 le blogueur sud-coréen Minerva, mais les récentes activités des services secrets et du centre de cyber-commandement sont un cas d’utilisation par l’Etat du cyberespace dans un but partisan ».

    En Corée du Sud, internet sous contrôle

    Si la Corée du Sud est fière d’avoir le réseau le plus rapide de la planète et l’un des meilleurs taux de pénétration au monde, elle a aussi beaucoup recours à la censure.

    L’année dernière, près de 40 000 sites webs ont ainsi été bloqués, notamment tous les sites nord-coréens. Si par exemple vous voulez accéder depuis Séoul au journal du parti unique nord-coréen, un simple écran bleu d’avertissement s’affichera sur votre navigateur.

    C’est pourquoi l’ONG américaine Freedom House continue de classer l’internet sud-coréen comme seulement « partiellement libre ». Il faut noter que le régime nord-coréen qui, lui, interdit complètement l’accès au web, n’est même pas inclus dans ce classement.

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