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    Edition spéciale (5h-7h TU) : les réactions en Afrique avec nos correspondants, décryptage et analyse avec la rédaction de RFI et ses invités

    Asie-Pacifique

    L’Inde se met, doucement, au champagne

    media Pour l'instant, le Champagne représente un marché de niche, en Inde, mais les chiffres sont prometteurs pour les producteurs. Getty Images/Medioimages/Photodisc

    L'économie indienne ne porte pas au mieux, depuis un an. Mais voici tout de même un motif de réjouissance : l'entreprise française Moët & Hennessy, producteur ancestral du champagne Moët et Chandon, vient de déboucher les premières bouteilles de vin pétillant produites localement. Elles seront vendues dans les semaines qui viennent sous le nom de Chandon, en blanc ou rosé. Une initiative unique dans ce pays, qui répond à un intérêt stratégique.

    L'entreprise basée à Epernay est le premier producteur étranger à avoir développé sa propre marque de vin en Inde, à partir de raisins cultivés dans la région de Bombay. L'intérêt d'une telle démarche est que cela réduit considérablement les coûts : une bouteille de vin bas de gamme vendue en France pour 3 euros en supermarché peut en effet être vendue jusqu'à 30 euros en Inde.

    Le prix s’explique d'abord par les taxes d'importation, qui sont de 150 % sur les produits alcoolisés venus d'Europe. Il y a également les marges des revendeurs locaux, qui vont survendre ces bouteilles, uniquement parce qu'elles viennent de France. En produisant localement, Moët & Hennessy va donc non seulement profiter de coûts de fabrication moins élevés en Inde qu'en France, mais aussi avoir un meilleur contrôle sur ses prix.

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    Pour l'instant, il s’agit d’un marché de niche. Mais c’est une niche prometteuse. Environ 25 millions de personnes consomment régulièrement du vin en Inde, soit à peine 2 % de la population. Et le vin représente moins de 1 % de l'alcool dégusté dans le pays. Mais cette consommation a bondi de 10 % l'année dernière.

    Le vin devient de plus en plus populaire : une dizaine de producteurs indiens a déjà développé, depuis plus de 10 ans, du vin « made in India » de bonne tenue, souvent avec l'aide de sommeliers français. Cela a permis d'éduquer la classe moyenne à ce goût et cette tendance. Le week-end dernier, lors d’une dégustation organisée par l'un de ces producteurs, beaucoup de femmes s'orientaient vers le vin.

    Encore du chemin avant de détrôner le whisky

    L'alcool favori des Indiens, colonisation britannique oblige, est le whisky. Mais les femmes, outre le fait que cela serait mal vu pour elles d'en boire, n'en sont pas friandes. Il y a, de manière générale, une classe moyenne importante d'environ 250 millions de personnes qui pourrait chercher à se démarquer en trinquant avec un verre de vin à la main, plutôt qu'avec du whisky. Ce qui toujours un peu plus chic. Voire, encore plus chic, avec du champagne.

    C’est donc le prochain pari. Pour l'instant, une seule entreprise indienne produit du vin pétillant dans le pays, et cela représente moins d'une bouteille de vin vendue sur dix. Mais les coupes de champagne font de plus en plus leur apparition lors des célébrations de familles fortunées, ce qui ne peut être qu'un bon signe pour les spécialistes français de ce nectar aux fines bulles.
     

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