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    Asie-Pacifique

    Le typhon Haiyan s’abat sur le Vietnam après avoir dévasté les Philippines

    media Des habitants de Da Nang, au Vietnam, ramassent des sacs de sable pour protéger leurs maisons, avant l'arrivée du typhon Haiyan, ce samedi 9 novembre. REUTERS/Duc Hien

    Le typhon Haiyan, l’un des plus puissants jamais enregistrés au monde, a fait au moins 10 000 victimes dans l’archipel des Philippines, selon un bilan encore provisoire. L'accès aux populations touchées est encore difficile. Le typhon se dirige actuellement vers le centre du Vietnam, où les autorités ont mobilisé l’armée pour tenter de faire face. Plus de 200 000 personnes y ont été évacuées.

    Les prévisions des experts se sont malheureusement révélées exactes. Vendredi, Jeff Masters, météorologue de Weather Underground, basé aux Etats-Unis, prévenait qu’Haiyan serait « le plus puissant cyclone à toucher terre de l'Histoire ». Selon un bilan encore provisoire, dressé par le chef de la police régionale de la province de Leyte, au moins 10 000 personnes ont été tuées dans l’archipel.

    Mais « c'est une évaluation. D'autres doivent faire le comptage », a déclaré la secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine Gwendolyn Pang à l’AFP dans la journée de samedi.

    Les îles de Leyte, Cebu et Samar les plus touchées

    Mais l’ampleur exacte des pertes humaines et des dégâts provoqués aux Philippines par cette tempête d’une violence rare reste encore inconnue. Les dégâts les plus importants ont été causés sur les îles de Samar, Cebu et Leyte. Des quartiers entiers de la capitale de Leyte, et de la ville portuaire de Tacloban ont été rasés. Cette ville de 200 000 habitants se situait sur la trajectoire du typhon alors qu'il était au maximum de sa puissance.

    « On parle d’environ 4,3 millions de familles touchées, dans 39 provinces », rapporte Souad Messoudi, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), interrogée par RFI. « Il y a maintenant 1 223 centres d’évacuation opérationnels. Environs 3 400 maisons ont été détruites, dont 2 000 complètement détruites », détaille-t-elle, insistant sur le caractère encore provisoire de ces chiffres.

    Difficulté d'accès aux populations touchées

    « Nos contacts sur place font état de destructions qui sont comparables à l’impact du tsunami de l’océan Indien, avec, dans certaines provinces, des habitations détruites à plus de 50 % », rapporte au micro de RFI Sandra Lamarque, responsable de l’équipe d’urgence dépêchée à Manille par l’ONG Solidarités international, qui devrait arriver aux Philippines ce lundi. « Dans certaines provinces, des infrastructures qui, d’habitude, résistent plutôt bien aux cyclones ont été détruites, notamment des écoles ou des bâtiments publics, ce qui est assez exceptionnel pour un cyclone dans un pays comme les Philippines », explique-t-elle.

    → A (RE)LIRE : Aux Philippines, les régions touchées par le typhon Haiyan presque coupées du monde

    Sur place, 15 000 soldats ont été dépêchés  pour aider les millions de personnes sans abri. Mais les secours sont difficiles à organiser, la circulation maritime et aérienne vient seulement de reprendre. « L’accès à la zone est assez difficile. Les communications sont perturbées, certains aéroports endommagés, certaines routes impraticables à cause des débris. Il y a aussi des inondations dans certaines zones », explique ainsi Sandra Lamarque.

    Un accès d’autant plus difficile, insiste pour sa part Souad Messoudi, que dans certaines régions parmi les plus éloignées, « l’infrastructure n’était déjà pas très bonne », souligne Souad Messoudi, du CICR.

    Evacuations massives au Vietnam

    Au Vietnam, des bénévoles et membres de la Croix Rouge posent des sacs de sable sur des toitures, en prévision du passage du cyclone Haiyan, le 9 novembre 2013. REUTERS/Tran Quang Tuan/VNRC/Handout via Reuters

    Au Vietnam, environ 170 000 soldats sont mobilisés pour faire face au typhon, qui a atteint les côtes du pays dimanche matin. « Il va se diriger très lentement vers le nord du Vietnam, notamment la région d’Hanoï, d’ici à ce soir probablement », explique Dominique Raspaud, prévisionniste à Météo France.

    Et si elle précise que « le typhon a même perdu en intensité depuis son passage sur les Philippines », elle insiste sur le fait qu’il « reste cependant encore répertorié comme un typhon, c'est-à-dire, un phénomène puissant, avec des rafales de vent qui dépassent les 180 km/h. Il s’accompagne par ailleurs de très fortes pluies. Or, parfois les pluies sont plus dévastatrices que les vents. »

    Des évacuations de masse ont eu lieu samedi dans au moins quatre provinces côtières du Vietnam, où l’on estime que 6,5 millions de personnes pourraient être affectées. « Plus de 200 000 personnes ont été évacuées vers des abris, dont certains sont déjà surpeuplés », rapporte le site vietnamien officiel d'information VNExpress.

    Tous les navires ont été rappelés dans les ports et des mesures de sécurité renforcées ont été imposées aux barrages hydroélectriques pour « pour limiter les conséquences humaines et matérielles », ont prévenu les autorités vietnamiennes sur le site du gouvernement.

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