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    Asie-Pacifique

    Cambodge: violents affrontements à Phnom Penh entre forces de l'ordre et ouvriers du textile

    media Affrontements entre forces de l'ordre et ouvriers du textile lors d'une manifestation ce mardi 12 novembre à Phnom Penh. REUTERS/Thomas Cristofoletti

    A Phnom Penh, une manifestation de centaines d'ouvrières d'une importante usine, SL, fournissant des marques telles que Gap et H&M, a tourné en affrontements violents avec les forces de l'ordre ce mardi 12 novembre. Depuis plusieurs mois, ces petites mains de la confection textile revendiquent de meilleurs salaires et conditions de travail. Empêchées de marcher vers la résidence du Premier ministre, elles ont incendié des véhicules de la police et lancé des pierres aux forces de l'ordre qui leur faisaient barrage. La réponse des autorités a été aussi rapide que brutale.

    Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée

    Chaussures orphelines, pierres et cartouches de gaz lacrymogène constellent le sol dans ce quartier du sud de la capitale aux allures de champ de bataille. Le bilan est lourd : au moins un mort et sept blessés. Des habitants racontent, encore interloqués, la scène. « Les policiers ont tiré en face de la pagode et de l'école. En rafales. Mais la commerçante qu'ils ont tuée n'avait rien fait. Elle rangeait juste sa vaisselle en désordre », s'offusque cette femme, qui vit à deux pas de là. Un voisin renchérit : « On pensait qu'ils ne lançaient que des bombes lacrymogènes mais ils se sont aussi servis de vraies balles ! »

    Deux moto-taxis, dont l'un dit avoir été frappé par les gendarmes alors qu'il ne faisait que déposer un client, explosent de colère. « Ils s'en sont même pris à ceux qui n'avaient rien à voir avec cette manif ! » Son collègue acquiesce. « Oui, ils ont même tabassé des bonzes ! Je les ai vus sortir un bonze d'une voiture et lui taper sur la tête. J'ai vu ça et ça m'a dépassé. Je me suis alors assis, consterné. »

    Plusieurs personnes, dont des bonzes, ont été arrêtées. Chez les témoins de ces violences comme chez les représentants de syndicats et d'organisations de défense des droits de l'homme, c'est l'incompréhension face à ce recours excessif à la force. Cet incident n'aidera pas le parti au pouvoir à regagner les faveurs de la population, qui lui a exprimé son ras-le-bol lors des législatives de juillet en lui offrant son plus mauvais score.

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