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    Asie-Pacifique

    Affrontements au Cambodge: la preuve par l'image

    media De violents affrontements entre forces de l'ordre et ouvriers du textile ont eu lieu le 12 novembre à Phnom Penh. Des civils non armés, parmi lesquels des bonzes et des étudiants ont été blessés. REUTERS/Thomas Cristofoletti

    Les affrontements survenus mardi dernier à Phnom Penh dans la capitale cambodgienne entre des ouvriers de la confection textile, qui protestaient en faveur de meilleures conditions de travail, et les forces de l'ordre ont déclenché une vague d'émoi sur la Toile. Photos et vidéos ont été partagées sur les réseaux sociaux par les internautes cambodgiens, outrés par la violence des images.

    En raison du choc des images, les internautes cambodgiens ont été nombreux à réagir à cet événement. D'innombrables photos et vidéos ont été postées sur les comptes Facebook et sur Youtube, montrant la brutalité avec laquelle les policiers ont réprimé cette manifestation. On y voit des individus qui n'opposent aucune résistance et aucune menace se faire passer à tabac. Une majorité d'entre eux semblent être de simples badauds. Certains représentants des forces de l'ordre ne se contentent pas de lancer des bombes lacrymogènes ou d'asséner des coups de bottes et de matraque mais tirent avec des pistolets.

    La preuve par l'image

    Les autorités nient avoir utilisé des balles réelles pourtant une petite commerçante qui vendait du riz à proximité a été tuée et sept personnes ont été blessées par balles. Un déni qui exacerbe la colère des internautes cambodgiens, qui répliquent que «la preuve par l'image ne peut être contestée». Ils n'ont pas de mots assez durs envers la police. On compare le régime actuel à celui meurtrier des Khmers rouges et on s'offusque que des policiers aient pu tirer sur des civils non armés, parmi lesquels des bonzes et des étudiants. On les insulte, on les traite de «Vietnamiens», le voisin haï par une grande partie de la population.

    Les Cambodgiens découvrent la force des réseaux sociaux

    Une telle liberté d'expression est assez récente au Cambodge. Le développement des nouvelles technologies depuis près de deux ans ici contribue largement à ce déblocage. C'est surtout depuis la campagne électorale pour les législatives de juillet que l'on prend la mesure d'un changement vers une plus grande participation politique et citoyenne, ce dont se félicite Naly Pilorge, la directrice de la Ligue cambodgienne de défense des droits de l'Homme, qui a posté une vidéo des affrontements de mardi, déjà très populaire : «C'est intéressant et cela nous donne beaucoup d'espoir de voir que des citoyens ordinaires, et pas seulement des ONG ou des médias, montrent davantage d'intérêt, mènent des discussions politiques sur une autre plate-forme. Avec ces visuels, aves les médias sociaux, avec ces discussions, cela devient plus difficile pour le gouvernement de nier la vérité. Et vous pouvez alors impliquer la communauté internationale, impliquer la classe moyenne, impliquer les électeurs pour faire pression sur le gouvernement pour l'obliger à rendre des comptes».

    → A (RE)LIRE : Cambodge: violents affrontements à Phnom Penh entre forces de l'ordre et ouvriers du textile

    Réseaux sociaux contre médias locaux

    Cette cascade de réactions traduit plus largement une montée de l'exaspération envers le gouvernement. D'ailleurs, de nombreux internautes mettent en garde. «Les autorités ne seront pas aussi fortes le jour où les habitants se soulèveront tous ensemble», écrit ainsi ce Cambodgien sur Facebook. Un autre renvoie sur Twitter un lien vers le reportage d'une chaîne française sur le sujet, traité sans censure, avec ce commentaire : «Des images que nous ne verrons jamais sur nos chaînes». Les télévisions locales, toutes pro-gouvernementales, n'ont en effet diffusé que des images de manifestants lançant des pierres, et c'est tout. Ces Cambodgiens de l'ère des smartphones disent ne plus vouloir fermer les yeux sur la manipulation de l'information, sur la corruption et l'impunité dont bénéficient les représentants des autorités et les puissants.

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