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    Asie-Pacifique

    La communauté internationale au chevet des temples d’Angkor

    media Des travaux en cours, sur l'un des temples d'Angkor, au Cambodge. Unesco

    Réfléchir à l'avenir des temples d'Angkor, joyaux du Cambodge. C'est le sens de la conférence intergouvernementale qui se tient jeudi 5 décembre à Siem Reap, la ville voisine du site. C'est la 3e conférence du genre. La première avait eu lieu il y a 20 ans au Japon et avait donné le coup d'envoi d'une mobilisation internationale pour la sauvegarde des merveilles architecturales de l'ancienne capitale du royaume khmer.

    En 1992, l'Unesco déclarait Angkor patrimoine mondial de l'humanité « en péril », après l'appel à l'aide lancé par le Roi Norodom Sihanouk. Le Cambodge sort alors de longues années de guerre et le site, qui a pourtant commencé à être restauré dès le début du XXe siècle est en triste état.

    Stigmates de la guerre

    « Beaucoup de monuments étaient extrêmement dégradés du fait des intempéries et de l'arrêt des travaux, notamment entre 1975 et 1990 sous le régime des Khmers rouges, les équipes de restaurateurs ayant été expulsées en 1975 », explique Franciscus Verrelen, directeur de l'Ecole française d'Extrême-Orient. « En plus de la végétation, qui doit être maîtrisée constamment, les mines déposées pendant la guerre constituaient un très grave problème, puisqu'elles avaient été dispersées en plein coeur du site archéologique », ajoute-t-il.

    → A (RE)LIRE : Cambodge: la cité perdue mise à jour grâce à un laser

    Une première conférence intergouvernementale se tient donc en 1993 à Tokyo, au secours d'Angkor. La communauté internationale décide de mettre la main à la poche et d'envoyer des équipes de spécialistes sur place pour déminer le site - ce qui prendra plusieurs années -, et surtout pour restaurer l'ensemble des monuments.

    Travaux coordonnés par la France et le Japon

    Les temples d'Angkor, au Cambodge. Unesco

    La coordination des travaux est confiée au Japon et à la France, l'ancienne puissance coloniale, qui se sent une responsabilité historique en la matière. De fait, c'est elle qui, la première, a lancé la restauration d'Angkor. « Dès 1860, l'explorateur français Henri Mouhot repère les temples. Louis Delaporte, 20 ans plus tard, fait des moulages des monuments et les rapporte en France », rappelle Bruno Favel, de la direction générale du patrimoine au Ministère français de la Culture. « Progressivement, l'Ecole française d'Extrême-Orient créée en 1898 mène tout un travail scientifique permettant de restaurer les temples au XXe siècle. »

    Après la conférence de 1993, les travaux s'internationalisent. Une vingtaine de pays ont depuis mis la main à la pâte et participé à 70 projets de restauration, pour un coût total estimé par l'Unesco à quelque 250 millions de dollars. La France dépense par exemple 10 millions d'euros pour reconstituer en 17 ans le temple de Baphuon, un puzzle de 300 000 blocs de grès. Ces chantiers-écoles, dont une douzaine sont encore en cours aujourd'hui, ont permis de former des dizaines d'ouvriers, architectes et archéologues cambodgiens.

    Lutter contre les dégâts provoqués par l'humidité

    La lutte contre l'humidité et les conditions extrêmes dans cette région du Cambodge sont l'une des principales difficultés dans les travaux de rénovatiion et de préservation du site d'Angkor. Unesco

    Aujourd'hui, le travail de conservation de ces monuments dispersés sur 400 km2 reste immense, d'autant qu'ils se dégradent rapidement. « On a au Cambodge des conditions climatiques très éprouvantes pour le matériau », souligne Pierre André Lablaude, architecte en chef des Monuments historiques en France et l'un des quatre experts auprès de l'Unesco chargés de coordonner les travaux. « Il y a beaucoup d'humidité, de l'eau chargée en sel qui pénètre dans le grès, et qui le dégrade en s'évaporant sous l'effet du soleil ».

    Sur toutes les parties hautes d'Angkor Vat, le plus grand temple d'Angkor, des décors sculptés ont ainsi disparu, et cette dégradation touche des zones de plus en plus étendues. « C'est vraiment une des nouvelles frontières du travail à entreprendre pour la sauvegarde de ces monuments », précise Pierre André Lablaude. « Nous connaissons les techniques pour enrayer ce phénomène, mais nous ne savons pas encore les appliquer à l'échelle de monuments aussi immenses. »

    Allier tourisme et préservation du patrimoine

    Des touristes sur le site d'Angkor, au Cambodge. Unesco

    Autre grand défi pour l'avenir du site d'Angkor : le tourisme. En dix ans, le site est passé de 300 000 à 3 millions de visiteurs par an, soit 10 fois plus. Et la ville voisine de Siem Reap s'est considérablement développée. Il va falloir gérer ces flux touristiques de façon durable pour que les temples n'en pâtissent pas et que les populations en profitent.

    Tout cela sera donc évoqué ce jeudi 5 décembre à Siem Reap. Pour la première fois, après Tokyo en 1993 et Paris en 2003, la conférence intergouvernementale sur la préservation d'Angkor se tient au Cambodge, et c'est tout un symbole. Avec un taux de croissance de 8% cette année, le pays participe lui même de plus en plus aux travaux, et à leur financement, via l'Apsara, l'Autorité nationale pour la Protection du Site et l'Aménagement de la région d'Angkor. Ainsi, seuls deux employés français travaillent sur le chantier de restauration du temple du Mébon occidental, lancé par la France en 2012, et qui doit s'achever dans 4 ans. Tous les autres, soit 150 personnes (architectes, tailleurs de pierre, ouvriers, etc.) sont de nationalité cambodgienne, et le Cambodge assure le quart du budget de 2 millions d'euros.

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