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    Asie-Pacifique

    Le premier groupe financier du Japon sanctionné pour avoir prêté de l’argent aux yakuzas

    media Le président du groupe financier Mizuho (à gauche) au siège de la banque. Tokyo, le 26 décembre 2013. REUTERS/Yuya Shino

    L'Agence japonaise des services financiers a décidé de sanctionner le groupe Mizuho. C'est le plus important groupe bancaire du Japon, une énorme institution, accusée d'avoir octroyé des crédits à la pègre, les célèbres yakuzas. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois. Mizuho avait déjà été puni dans le passé pour les mêmes motifs. 

    De notre correspondant à Tokyo

    Mizuho est l’établissement par lequel le scandale des prêts bancaires aux yakuzas a éclaté. Son président, Yasuhiro Sato, a commencé par prétendre qu’il n’était pas au courant. Après tout, les crédits accordés par sa banque, sur deux ans, à des gangsters pour leur permettre d’acheter entre autres des voitures de luxe ne dépassaient pas le montant modique de 1,5 million d’euros. Ensuite, le même Yasuhiro Sato a dû admettre qu’il était informé. Mizuho est la banque qui a accordé le plus grand nombre de petits crédits à la consommation aux yakuzas, soit au total 231 crédits.

    La grande banque japonaise n’est pas la seule à être dans le collimateur des autorités japonaises depuis la découverte de ce scandale. Il y en a d’autres comme Sumitomo Mitsui ou Mitsubishi UFJ. Toutes ces banques ont utilisé leurs filiales de crédit à la consommation pour financer les achats de gangsters en mal de liquidités car, eux aussi, souffrent de la crise. Les banques n’ignoraient pas que leurs clients n’étaient pas au-dessus de tout soupçon. Mais désormais, l’Association japonaise des banques transmettra aux organismes de crédit à la consommation des informations sur les clients membres d’un syndicat du crime pour leur refuser tout crédit.

    La réputation des banques mise à mal

    Les crédits versés aux yakuzas n’atteignaient pas de gros montants, mais les autorités japonaises prennent cette affaire très au sérieux parce qu’elles craignent pour la réputation de leurs mégas banques à l’étranger et aussi au Japon. Certaines entreprises japonaises envisagent de ne plus traiter avec elles. A l’étranger, les Etats-Unis mènent une guerre ouverte contre les mafias transnationales - une bonne partie de leurs activités aujourd’hui sont légales - afin de les isoler du système financier international.

    Gel des avoirs des mafias

    Le département du Trésor américain a gelé les avoirs du plus grand syndicat du crime japonais placé dans des banques américaines. Il s’agit des Yamaguchi-gumi dont le siège est à Kobe. Et ce n’est pas facile à identifier les avoirs de ces mafias transnationales, car elles investissent dans des sociétés immobilières, des gestionnaires de fonds d’action à travers le monde en toute légalité. Les autorités japonaises, après des décennies de tolérance, ont pris des mesures pour forcer les entreprises japonaises à ne plus conclure des affaires avec les gangs. A commencer par leurs grandes banques qui internationalisent toujours plus leurs activités.

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