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    Asie-Pacifique

    Cambodge: la grève des ouvriers durcit la crise politique

    media Un manifestant escorté par la police après des affrontements, à Phnom Penh, ce jeudi 2 janvier. REUTERS/Samrang Pring

    Au Cambodge, déjà en proie à une grave crise politique depuis les élections législatives de juillet, le climat social se détériore. Les ouvriers de l'industrie de la confection textile, un pilier de l'économie, ont ajouté leurs voix au mécontentement. Depuis l'annonce faite par le gouvernement d'une augmentation de 15 dollars, puis de 20 dollars, de leur salaire, ils manifestent. De nombreuses usines ont fermé leurs portes. Jeudi, le mouvement s'est radicalisé et a connu ses premiers incidents avec les forces de l'ordre.

    Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée

    Les ouvriers grévistes ont protesté devant des usines en périphérie de la capitale et bloqué des routes nationales. Et ce, malgré une injonction des autorités à une reprise du travail jeudi et la menace d'arrêter les leaders syndicaux.

    Toutes ces exigences n'ont donc pas dissuadé les manifestants, comme Kong Athit, le vice-président de la CCAWDU, le plus important syndicat ouvrier du pays : « On ne va pas abandonner. Je pense qu'il est trop tard pour avoir peur. On est allé trop loin. Même si on se fait arrêter, on continuera à défier le gouvernement d'une manière ou d'une autre. »

    A l'usine Yak Jing, la manifestation a mal tourné

    M. Sarun raconte le rapport de forces inégal entre une unité spéciale de l'armée et des ouvriers venus débaucher leurs camarades : « Les forces de l'ordre ont commencé par nous jeter des bouteilles d'eau. Les manifestants se sont alors énervés. Ils n'avaient ni pierres ni armes dans les mains alors qu'en face d'eux, les militaires avaient des bâtons, des armes et des boucliers ! ».

    Les affrontements se concluent par l'arrestation d'une dizaine de militants, bonzes et ouvriers, dont certains ont été blessés. L'arrivée de Mam Sonando, le très populaire propriétaire d'une radio critique du gouvernement, calme le jeu : « Leurs salaires sont trop bas pour vivre. Dans ce cas-là, il faut qu'ils crient. Je crois qu'ils ont raison de crier. Mais pas de la violence. On ne peut pas arrêter le volcan, la population. »

    Ces accrochages sont les premiers depuis deux semaines de larges manifestations menées pacifiquement. En réaction à cette répression, l'opposition, qui devait rencontrer vendredi le parti au pouvoir pour remettre sur les rails les négociations, a annoncé avoir annulé la réunion.

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