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    Asie-Pacifique

    Une vingtaine de soldats tués dans l’est de l’Afghanistan

    media Des soldats de l'armée afghane dans un bunker, dans la province de la Kounar, en Afghanistan, à la frontière avec le Pakistan. REUTERS/Nikola Solic

    Dix-neuf soldats afghans ont été tués, ce dimanche matin 23 février, dans l'est du pays. Huit militaires ont aussi été fait prisonniers par les talibans qui ont revendiqué cette attaque. C'est l'attaque la plus meurtrière contre l'armée afghane depuis des mois, une armée qui est chargée de contrôler le pays alors que les troupes internationales poursuivent leur retrait. A un peu plus d'un mois du premier tour de l'élection présidentielle, cet événement montre une nouvelle fois la fragilité de la situation dans le pays.

    Avec notre correspondant à Kaboul, Nicolas Ropert

    Aux premières heures du jour, un groupe de talibans a lancé une attaque sur un poste avancé de l'armée afghane dans la province de la Kounar. Cette région de l'est de l'Afghanistan est située à la frontière avec le Pakistan. Le chef de la police locale a indiqué qu'ils étaient plus de 100 assaillants. Les insurgés n'ont laissé aucune chance aux militaires afghans pris au piège : en plus de la vingtaine de morts répertoriés, plusieurs soldats ont été fait prisonniers, a revendiqué le porte-parole des talibans dans un communiqué envoyé aux journalistes. Une information confirmée par le gouverneur local.

    Une opération massive de l'armée afghane a été lancée pour tenter de les récupérer. Selon les médias locaux, quatre d'entre eux ont été récupérés en vie.

    L'attaque s'est produite dans le nord de la province, une zone en partie contrôlée par les insurgés, confie à RFI une source sécuritaire sur place. L'armée afghane contrôle le centre du district mais les talibans sont partout ailleurs, précise ce responsable.

    Attaque des plus meurtières

    C'est l'une des attaques les plus meurtrières contre l'armée afghane depuis qu'elle est en charge d'assurer la sécurité dans le pays. La coalition internationale poursuit son retrait. Les actions des 50 000 militaires étrangers sont limitées à des opérations spéciales et à la poursuite de la formation des forces afghanes.

    Les capacités de l'armée nationale afghane sont régulièrement remises en cause alors que le premier tour de l'élection présidentielle décisive aura lieu le 5 avril prochain.

    Le Pakistan accusé de passivité

    A l'annonce de l'attaque, le président afghan Hamid Karzai a annulé un déplacement prévu aujourd'hui au Sri Lanka. Le chef de l'Etat a présenté ses condoléances aux familles et condamné cette attaque. Il a aussi accusé le Pakistan voisin de passivité.

    C'est un refrain assez connu en Afghanistan. A chaque attaque ou presque, Kaboul accuse le Pakistan d'être responsable ou en tout cas de n'avoir rien fait pour empêcher les talibans d'agir. Les services secrets pakistanais sont réputés soutenir en sous-main le mouvement insurgé pour déstabiliser les autorités afghanes. Des liens notamment financiers existent. Une partie des responsables talibans seraient cachés de l'autre côté de la frontière, au Pakistan.

    Le président afghan a donc dénoncé la passivité d'Islamabad et a exhorté son voisin à coopérer avec sérieux et détermination avec le gouvernement afghan. Hamid Karzai a affirmé par la voix de son porte-parole que des talibans pakistanais faisaient partie des membres qui ont pris part à cette embuscade.

    Va-et-vient d'insurgés

    Difficile à prouver même si la province de la Kunar où a eu lieu cette attaque est située sur la frontière entre les deux Etats. Une frontière poreuse ce qui permet aux insurgés des deux pays de naviguer d'un côté et de l'autre sans être jamais inquiétés.

    Mais ces accusations permettent aussi aux autorités afghanes de déplacer le problème. Les talibans mènent une guérilla intense contre le gouvernement de Kaboul. Des négociations de paix pourtant souhaitée par Hamid Karzai n'ont jamais officiellement commencé.

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