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Asie-Pacifique

Japon Nucléaire Santé et Médecine

Fukushima : trois ans après, la santé des enfants suivie à la trace

media Déjà 27 enfants ont été opérés pour un cancer thyroïdien, trois ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima et 32 autres doivent subir des examens complémentaires. DR

Il y a trois ans aujourd’hui, le 11 mars 2011, survenait à Fukushima un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami dévastateur. La montagne d’eau qui s’abat alors sur la centrale nucléaire de Daiichi met hors service tout le système de refroidissement des installations. Des fuites radioactives importantes rendent inhabitable la région. Trois ans après, le bilan sanitaire est en cours et la santé des enfants reste sous haute surveillance.

Les opérations de décontamination se poursuivent à Fukushima et dans le périmètre contaminé. En tout, ce sont 13 000 km2 qui doivent être nettoyés centimètre par centimètre, un travail de titan. Le raz-de-marée a fait, d’après le bilan officiel, 15 880 morts et 2 694 disparus dans tout le pays. Selon les autorités de la préfecture de Fukushima, 1 656 personnes sont décédées depuis la catastrophe victimes du stress et de complications de santé. C’est plus que l’accident lui-même qui avait tué 1 607 habitants de cette juridiction. 

Les enfants ciblés
 
Bien que les rejets radioactifs aient été importants et qu’ils se poursuivent, aucun décès lié directement aux radiations n’a été rapporté officiellement. Mais l’expérience montre que la survenue de pathologies, notamment les cancers, après une exposition à des éléments radioactifs met plusieurs années à se manifester. Les services de santé japonais ont donc mis en place un système de surveillance incluant les travailleurs du site accidenté, la population générale et qui cible tout particulièrement les enfants.
 
Ce sont en effet les plus jeunes qui sont le plus vulnérables aux radiations. Une large étude épidémiologique est donc en cours pour surveiller la santé des quelque 360 000 enfants et adolescents qui habitaient le secteur exposé aux contaminations en 2011. Ces enfants ont tous absorbé, via leur alimentation, des radioéléments dans les semaines qui ont suivi la catastrophe avant que des normes restrictives ne soient appliquées par les administrations locales.
 
Chacun d’entre eux est donc soumis à un suivi qui comporte notamment un bilan thyroïdien avec une échographie et éventuellement, en cas de doute, une biopsie. Lors de son dernier bilan en décembre 2013, l’université médicale de Fukushima rapportait que 226 000 enfants avaient déjà bénéficié d’une première échographie entre avril 2011 et septembre 2013 ; ce sera le cas de tous d’ici avril 2014. Parmi ces enfants, 27 ont été diagnostiqués pour un cancer thyroïdien et opérés alors que 32 autres doivent encore subir des examens complémentaires.  
 
« Effet Fukushima » ou pas
 

Dans la région du Fukushima, des enfants jouent dans un bac à sable intérieur afin de limiter leur exposition aux radiations, à Koriyama, le 28 février 2014. REUTERS/Toru Hanai

Pour les autorités sanitaires de la préfecture de Fukushima, ces cas de cancers de la thyroïde ne seraient pas dus à l’accident nucléaire de 2011. Ils en veulent pour preuve que les cancers de la thyroïde suite à l’explosion de Tchernobyl ne sont survenus que 4 à 5 ans après. Moins affirmatif, mais tout aussi prudent, Jean-René Jourdain, directeur adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) admet qu’il est difficile, voire impossible, de tirer des conclusions de ces chiffres. « Il n’existe aucune donnée sur les cancers de la thyroïde de ces enfants avant l’accident », souligne-t-il « on ne peut donc pas comparer la situation actuelle avec une situation ‘normale’ ».
 
Il faudra donc attendre pour se prononcer et ensuite comparer les résultats au fil des ans. Le programme de surveillance prévoit en effet que les enfants exposés soient suivis et examinés tous les 2 ans jusqu’à leur 20e anniversaire et ensuite, tous les 5 ans. Si le nombre de nouveaux cas de cancer reste constant, on pourra en déduire qu’il n’y a pas d’« effet Fukushima », dans le cas contraire, on devra en tirer les conclusions nécessaires.
 
Troubles du comportement
 

Un compteur Geiger installé dans un jardin d'enfants à 50 km du site nucléaire accidenté mesure les émissions radiactives. Nihonmatsu, le 25 février 2013. REUTERS/Chris Meyers

Mais, cela dit, les scientifiques de l’université médicale de Fukushima ont d’ores et déjà commencé des analyses génétiques sur les tumeurs cancéreuses retirées chirurgicalement à des enfants afin de déterminer si les radiations ont pu jouer un rôle. Mais cela aussi demandera du temps si jamais on parvient à isoler des mutations génétiques qui permettraient d’établir un lien direct. Et rien n’est moins sûr, au dire du professeur Shinichi Suzuki le responsable des ces recherches. 

La santé psychologique des enfants fait aussi l’objet de l’attention des soignants. Ainsi, selon les observations menées par des chercheurs de l’université de Tôhoku (Sendai), un quart des enfants âgés de 3 à 5 ans ayant vécu le tsunami souffrent de troubles comportementaux. Ces problèmes se manifestent sous la forme d’accès de violence, d’une forme de claustration et de vertiges, de nausées, de maux de tête… Le nombre d’enfants souffrant de ces symptômes est en proportion près de trois fois supérieur à celui constaté dans d’autres régions japonaises épargnées par la catastrophe de 2011. 

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