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Asie-Pacifique

Aéronautique Chine Malaisie

Disparition du vol de la Malaysia Airlines : un mystère et des questions

media La marine américaine a envoyé le navire «USS Kidd» à la recherche de l'avion malaisien peut-être disparu dans l'océan Indien. REUTERS/U.S. Navy/Mass Communication Specialist 3rd Class Crisha

Une semaine déjà que l'avion de la Malaysia Airlines a disparu. Dix pays participent aux recherches, et, pour le moment, aucun scénario n'est privilégié. Pour les familles des 239 passagers, la douleur associée à l'absence d'éléments de réponses se mêle désormais à la colère. Après de nouvelles informations provenant des Etats-Unis et selon lesquelles, l'avion aurait pu continuer de voler pendant plusieurs heures après sa disparition des écrans radars, la marine américaine a demandé à l'un de ses navires, l'USS Kidd, de faire route vers l'océan Indien.

Pourquoi l'avion n'était-il pas visible sur les radars ?

Un radar militaire aurait capté pour la dernière fois le signal de l'appareil dans le détroit de Malacca. La situation de l'avion, en pleine mer explique cette situation. Les radars ne captent plus quand la position est trop loin des côtes. Contrairement à une idée reçue, un avion n'est pas surveillé en permanence par les radars, et n'est pas en constante communication avec le contrôle aérien. Par contre, l'équipage donne sa position, sa vitesse et son altitude à intervalles réguliers. Entre ces intervalles, il a des moments de « silence radio ».

L'avion a-t-il finalement volé plus longtemps ?

Le dernier signal certifié de l'appareil sur des écrans radars civils a été reçu moins d'une heure après son décollage de Kuala Lumpur, alors qu'il volait en direction du nord-est,
au-dessus du golfe de Thaïlande. Les dernières informations provenant des Etats-Unis indiquent que l'avion aurait pu continuer de voler pendant 4 ou 5 heures, après sa disparition. S'il a effectivement continué de voler durant tout ce temps, l'avion a pu parcourir 2 200 milles supplémentaires et atteindre l'océan Indien. Les recherches ont été renforcées en mer d'Andaman et dans l'océan Indien a-t-on appris ce vendredi 14 mars au matin.

Qui détient des données relatives au vol MH370 ?

Le New Scientist affirme que Rolls Royce, le constructeur des moteurs du triple 7, a reçu deux paquets de données du vol MH370 avant qu’il ne disparaisse des radars, et ce alors que la Malaysia Airlines nie avoir reçu quoi que ce soit. Les messages Acars (maintenance mécanique et alertes techniques ) sont en général adressés à la compagnie aérienne et aux services de maintenance du constructeur.

Pourquoi n'y-a-t-il pas de message de détresse ?

Le capitaine, qui avait plus de 18 000 heures de vol, n'a donné aucun avertissement, n'a émis aucun appel de détresse. L’absence d’appel au secours indique d'après les experts en aviation qu’un événement brutal a dû couper toutes les communications. En situation d'urgence, la priorité reste de toutes façons le contrôle de l'avion. La communication devient donc secondaire. L'explosion à bord, le détournement, des problèmes techniques importants, la frappe d'un missile, ou le suicide du pilote sont encore des pistes non écartées.

Les boîtes noires permettront-elles de répondre à toutes les questions ?

L'analyse des boîtes noires est fondamentale pour déterminer les causes d'un accident aérien. Encore faut-il les retrouver. Une tâche relativement aisée lorsque l'avion s'écrase au sol, mais plus compliquée quand un accident se produit au-dessus de l'océan. Il y a deux boîtes noires par avion. La première enregistre les données audio du vol (conversations dans le cockpit) et la deuxième les paramètres de vol (altitude, vitesse, etc). Les boîtes noires sont équipées de balises qui émettent des signaux pendant 30 jours. Mais leur portée est limitée (2 à 3 km). Doter les avions d'onéreux systèmes de transmission - par voie satellitaire - de milliers de données en temps réel fait, en conséquence, de nouveau débat.

Tomnod, plateforme collaborative à la recherche de l'avion perdu

Dans cet étrange contexte, une société privée de satellites - DigitalGlobe - qui fournit des images notamment aux différents services de Google, lance un appel aux internautes : examinez-vous-mêmes les images satellites pour retrouver la trace de l’avion.

La plateforme s'appelle Tomnod et le principe est simple : des icônes à placer sur une photo satellite pour indiquer de possibles débris ou des trainées d'huile, mais aussi des trainées d’huile ou tout autre objet suspect. Aux internautes le soin de passer au crible les 3 200 kilomètres carrés d’eau, où le golfe de Thaïlande rencontre la mer de Chine. Plus l’échelle d’observation est petite, plus il y a de chance de retrouver de petits débris, seulement cela fait drastiquement augmenter le temps passé à chercher. Qu’à cela ne tienne : DigitalGlobe a braqué deux satellites sur les eaux, ces mêmes satellites qui permettent généralement de distinguer les détails des jardins sur Google Earth et Street. L’image est donc précise, et le nombre de données et le temps de recherche est divisé par le nombre d’internautes. L’engouement a été tel qu’il a fallu adapter les serveurs de la plateforme au trafic. Au lieu des quelques milliers de visites attendues, ce sont 60 000 pages qui ont été examinées.

L'efficacité du crowfunding

Et DigitalGlobe n’en est pas à son coup d’essai : l’entreprise américaine avait déjà lancé une première campagne de marquage d’objets sur des images satellites en novembre dernier, quand le typhon Haiyan avait frappé les Philippines. Le but, c’était alors de retrouver des épaves mais surtout des sinistrés, pour permettre aux secours de leur venir en aide rapidement. Ce genre d'initiatives, des collaborations à des faits d'actualité, pourraient se multiplier. C'est une manière efficace et ludique, mais surtout rapide, de traiter ou au moins de trier un grand nombre de nombres de données. Et pour l’internaute, qui a pris l’habitude d’être sollicité en ligne pour des financements participatifs et autres « crowdfunding », il devient de plus en plus naturel de prêter bénévolement main forte sur des plateformes novatrices.

L’enjeu du big data

Si DigitalGlobe a mis en lumière un nouveau domaine de l’univers collaboratif, celui de la collaboration à un fait d’actualité, il n’en est pas le créateur. Plusieurs domaines de recherche concernés par le big data - le traitement d'un très grand nombre de données – font déjà de la recherche collaborative. Les laboratoires d’astronomie notamment ont mis des images des étoiles, et appelé les internautes, non spécialistes, à les aider à déterminer la taille et la forme des galaxies. Là où les laboratoires gagnent du temps, DigitalGlobe avec cette opération gagne aussi une certaine renommée. Une manière de redorer le blason de cette entreprise parfois montrée du doigt aux cotés de Google pour ces satellites soupçonnés de nuire à la vie privée des gens capturés par les satellites. Et le coup de pub serait d’autant plus réussi si effectivement un internaute réussissait à mettre les autorités sur la piste de l’avion.

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Commentaires

 
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