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    Asie-Pacifique

    Philippines: accord de paix historique entre gouvernement et rebelles

    media Deux enfants passent devant des paramilitaires du Front moro islamique de libération, lors d'un meeting pour la paix, à Sultan Kudarat, sur l'île de Mindanao, le 27 mars 2014. Un accord de paix historique est signé le même jour. AFP / TED ALJIBE

    Après 17 ans de négociations, le gouvernement philippin et les rebelles du Front moro islamique de libération ont signé jeudi 27 mars, à Manille, un accord de paix final qui ouvre la voie à la création d'une nouvelle région semi-autonome musulmane dans le sud de l’archipel.

    Cet accord de paix a été signé à 17h30 locales dans le palais présidentiel à Manille par des représentants du gouvernement philippin et d'anciens rebelles du Front moro islamique de libération, en présence du président Aquino ainsi du Premier ministre malaisien et devant près de 1000 d’invités, rapporte notre correspondant à Manille, Gabriel Kahn.

    Cet accord ouvre la voie à la création d’une nouvelle région semi-autonome musulmane dans le sud des Philippines. Bangsamoro, c'est son nom, comprend cinq provinces du sud du pays soit environ 10% du territoire philippin. Elle sera dotée de son propre Parlement et de ses propres forces de l'ordre. Les musulmans seront soumis à la charia. Elle percevra des impôts et 75% des revenus de l'exploitation minière, un enjeu important.

    Paix précaire dans le sud

    Mais avant que cette région puisse être créée, cet accord doit être avalisé par les députés philippins et la Cour suprême va devoir se prononcer sur sa constitutionnalité. Les anciens rebelles - estimés à 10 000 combattants - devront ensuite accepter de rendre les armes, ce qui ne sera pas une chose facile car la paix est encore fragile dans le sud des Philippines où d’autres groupes armés islamistes sont opposés à cet accord et continuent de lutter en faveur de l’indépendance.

    Il s’agit notamment des anciens rebelles du Front national de libération moro, qui avaient signé un accord de paix avec le gouvernement en 1996 mais qui n’étaient pas parvenus à faire taire les armes.

    Comme le reconnaît le gouvernement philippin, cet accord ouvre donc la voie à un long processus de mise en œuvre. La population des provinces concernées sera consultée en 2015 par référendum. Ensuite seulement, un gouvernement transitoire sera nommé, en attendant des élections législatives en 2016.

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