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    Asie-Pacifique

    Elections sur fond de crise politique en Thaïlande

    media Dans un bureau de vote de Bangkok un électeur consulte les profils des candidats, dimanche 30 mars 2014. REUTERS/Chaiwat Subprasom

    Des élections sénatoriales ont lieu ce dimanche 30 mars en Thaïlande. Il s’agit de renouveler la moitié élue du Sénat, une assemblée de 150 membres. Les autres sénateurs sont nommés. Ce scrutin intervient alors que la Thaïlande va rentrer dans son sixième mois de crise politique.

    Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

    Depuis novembre, un vaste mouvement anti-gouvernemental mené par un ancien député d’opposition réclame la démission du gouvernement de Yingluck Shinawatra. Ces manifestants ont provoqué l’annulation d’élections législatives organisées au début de février.

    Les manifestants anti-gouvernementaux ont alors fait tout ce qu’ils ont pu pour perturber lescrutin : ils ont volé les urnes et les bulletins de vote, intimidé les officiels électoraux et les électeurs et au final, atteint leur objectif dans la mesure où la Cour constitutionnelle a annulé les élections.

    L'enjeu particulier des sénatoriales

    Ces mêmes manifestants ont une attitude tout à fait différente vis-à-vis du scrutin sénatorial de ce dimanche 30 mars. Ils ont indiqué qu’ils allaient s’abstenir de provoquer des incidents et même voter avec enthousiasme.

    A cela deux raisons. D'abord l’opposition domine le Sénat dont la moitié des 150 membres sont nommés par des juges et des directeurs d’agences gouvernementales, représentants de l’establishment conservateur.

    Ensuite, le mouvement anti-gouvernemental a besoin du Sénat pour mener à son terme la procédure de limogeage engagée contre le Premier ministre dans le cadre d’une affaire de corruption. La commission anti-corruption doit décider dans les prochains jours si elle inculpe ou non Yingluck Shinawatra pour négligence dans l’exercice de ses devoirs dans le cadre de cette affaire. Mais c’est le Sénat qui décidera en dernier recours de la culpabilité de Yingluck Shinawatra.

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