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    Asie-Pacifique

    Inde: coup d’envoi des plus grandes législatives jamais organisées

    media File d'attente devant un bureau de vote à Majuli, dans l'Etat de l'Assam (nord-est de l'Inde). REUTERS/Adnan Abidi

    Pas moins de 815 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler le Parlement qui désignera le successeur de l'actuel Premier ministre, Manmohan Sing. C’est un véritable défi logistique qui s'étalera jusqu’au 12 mai. Le parti du Congrès au pouvoir est donné perdant face au BJP, la droite nationaliste hindoue de Narendra Modi. Le scrutin a pour toile de fond le ralentissement économique, la corruption galopante, et l’émergence d’une nouvelle génération qui bouscule les pouvoirs établis de la plus grande démocratie du monde.

    En 2040, l’Inde sera le pays le plus peuplé de la planète. Aujourd’hui, la moitié de sa population a moins de 25 ans. Cette nouvelle génération joue un rôle important dans le scrutin législatif. Elle a grandi avec le boom économique, et même si celui-ci n’a pas profité à tous, loin s’en faut, les jeunes veulent du changement, notamment plus de transparence, moins de corruption et des résultats concrets en matière d’emploi. Comme une large partie de la population, ils rejettent majoritairement le parti du Congrès.

    → à (re)consulter : Infographie : l'inde élit son nouveau Parlement

    Un héritier en mauvaise posture

    Après 10 ans de pouvoir, ce dernier est très affaibli. Il n’a pas su enrayer le ralentissement économique de ces dernières années. La croissance est en chute, le chômage en hausse, l’inflation atteint plus de 8%. Et les écarts ne cessent de se creuser, non seulement les écarts sociaux - 355 millions d’Indiens vivent encore sous le seuil de pauvreté - mais également géographiques entre États riches et pauvres.

    Mais le parti de la dynastie Nehru-Gandhi est surtout ravagé par la corruption. S’ll n’est pas le seul, il a toutefois accumulé les scandales. Pour tenter de redorer son blason, le parti qui a conduit le pays à son indépendance en 1947 a choisi pour candidat, Rahul Gandhi. A 43 ans, l’héritier était réticent à se lancer en politique. Il n’a pas d’expérience de gouvernement, et les observateurs lui prédisent le pire résultat jamais réalisé par le parti.

    Le modèle du Gujarat

    Face à lui, le grand favori est Narendra Modi, un homme charismatique et controversé. Âgé de 63 ans, il est à la tête du Bharatiya Janata Party (BJP), le parti de la droite nationaliste hindou, dont il représente l’aile dure.

    Narendra Modi gouverne l’Etat du Gujarat depuis 13 ans. Il en a fait sa vitrine. L’homme est adulé par certains pour ses résultats économiques. Le Gujarat affiche une croissance de plus de 10% par an. Son modèle libéral a favorisé l’investissement et le développement des grandes entreprises. Narendra Modi est le candidat des milieux d’affaires et de la classe moyenne déçue par les lourdeurs et la corruption du parti du Congrès. Mais certains observateurs doutent que le modèle du Gujarat soit applicable à l’ensemble du pays.

    La montée du nationalisme

    Toutefois, l’homme est détesté par d’autres. Pour son exercice très autoritaire du pouvoir, et son ultra nationalisme. Narendra Modi est soupçonné d’avoir couvert, ou au moins laissé faire, les nationalistes hindous dans des émeutes qui ont coûté la vie à quelque 2000 musulmans dans le Gujarat en 2002. Jeune, il a fait partie d’un mouvement ultranationaliste aux méthodes paramilitaires et il suscite des réserves au sein même de son parti. Après les pogroms de 2002, il a été persona non grata aux États-Unis et dans l'Union européenne.

    Pour Christophe Jaffrelot, chercheur au CERI (Centre d’études des relations internationales – Sciences Po), la popularité de Narendra Modi - au-delà de ses réalisations économiques - témoigne d’une banalisation de l'hindouisme militant, et de la marginalisation croissante des minorités, notamment des musulmans. Au risque de favoriser en réaction des poussées d'islamisme radical.

    Face aux deux poids lourds de cette élection, un outsider : Arvind Kejrival. Il a créé, en 2011, un parti anticorruption, l'Aam Aadmi, le « parti de l'homme ordinaire ». Peu implanté nationalement, l’Aam Aadmi a réussi à ravir le gouvernement de la région de New Delhi au parti du Congrès. Illustration, peut-être, de son slogan : « La révolution politique a commencé en Inde ».

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