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    Asie-Pacifique

    Diên Biên Phu, soixante ans plus tard

    media Vétérans de la bataille de Diên Biên Phu participant aux célébrations du soixantième anniversaire de la bataille, le 7 mai 2014. REUTERS/Kham

    Il y a 60 ans s’achevait la bataille de Diên Biên Phu, opposant l’armée française aux forces du Việt Minh, qui se solda par la défaite de la France. Date pivot pour l’histoire de la décolonisation, c’est également un affrontement épouvantable au bilan humain très lourd. Retour sur cet événement historique avec l’historien Pierre Brocheux.

    Le 7 mai 1954, la bataille de Diê Biên Phu se termine après 56 jours de lutte féroce entre les deux camps et marque la fin de neuf années de combats en Indochine, ouvrant la voie à l'indépendance du Vietnam. Mais ce nom a aujourd’hui une forte résonnance, aussi bien en France qu’au Viêtnam, qui dépasse le simple cadre de la bataille. L'historien franco-vietnamien Pierre Brocheux, auteur entre autres d' Histoire du Vietnam contemporain et de Les décolonisations au XXe siècle, La fin des empires européens et japonais, explique quel sens donner à cette bataille.

    La signification du déclin de l’Empire français

    « La bataille de Diên Biên Phu est la plus grande défaite de l’armée française devant une armée de colonisés, c'est-à-dire une armée que l’on considérait jusque-là comme n’étant pas à la hauteur de la lutte d’une guerre moderne, explique Pierre Brocheux, historien franco-vietnamien. C’est la fin de la guerre d’Indochine, menée par les Français contre les Vietnamiens, mais c’est aussi la fin de l’imperium français en Extrême-Orient, et c’est le début de la fin de l’empire français tout court ».

    En effet, la fin de la guerre d’Indochine n’est qu’un prélude aux affrontements à venir. «En novembre de la même année, l’insurrection commence en Algérie. Et ce sera le début d’une guerre sans nom, comme l’a été la guerre d’Indochine, puisqu’il n’y a jamais eu de déclaration de guerre », déclare Pierre Brocheux.

    Une paix rapide facilitée par un contexte politique instable

    Les accords de Genève sont ratifiés le 22 juillet 1954, soit seulement quelques mois après Diên Biên Phu. Les gouvernements français précédents étaient conscients que le conflit n’était plus supportable, et Pierre Mendès France, investi président du Conseil le 18 juin, désire achever la guerre aussi vite que possible, selon Pierre Brocheux : « Pierre Mendès France s’était donné la tâche de réaliser la paix en une nuit ». Et c’est après une nuit de négociations extrêmement serrées que les accords sont finalement signés et ratifiés par les deux parties.

    Pierre Brocheux rappelle le rôle que joue l’instabilité ministérielle permanente de la quatrième République : « Il n’y avait pas de projet d’avenir, pas de politique vraiment bien tracée, il fallait terminer cette guerre ». C’est d’ailleurs l’annonce de la bataille de Diên Biên Phu qui précipite la chute du gouvernement de Joseph Laniel et le remplacement de ce dernier par Pierre Mendès France quelques semaines plus tard.

    « Pas la première grande défaite française »

    Mais malgré toute son importance, Diên Biên Phu n’est pas la première défaite française d’envergure des guerres de décolonisation. « En Indochine la première grande défaite française est celle de Cao Bang-Lang Son, où l’armée française a été écrasée sur la Route Coloniale numéro 4, précise Pierre Brocheux. C’est à ce moment-là qu’a eu lieu la plus grande bataille, qu’un officier français historien compare à la bataille de Valmy pour l’armée républicaine française, et à la bataille de Bailén au Portugal, où les armées napoléoniennes ont été battues ».

    Loin des commémorations officielles, ce sont aujourd'hui des témoignages de simples soldats et participants à cette bataille qui émergent et illustrent la violence du conflit.

    J’ai été témoin de quelques cas où les soldats français, avant de s’éteindre, pleuraient, criaient : « Maman, Maman » ou un prénom féminin. C’était très émouvant, très douloureux.
    Témoignage Extrait de « La marche du monde » 07/05/2014 - par Valérie Nivelon Écouter

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