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    Asie-Pacifique

    Vol MH370: On ne l’a toujours pas retrouvé et ce n’est pas si étonnant

    media L'Ocean Shield, un vaisseau de la défense australienne en pleines recherches, le 14 avril 2014 dans le sud de l'océan Indien. REUTERS/U.S. Navy photo

    Plus de trois mois après sa disparition, le vol MH370 de la Malaysia Airlines n’a toujours pas été retrouvé. Les recherches se poursuivent toujours, mais elles pourraient encore durer des années.

    Le vol de la Malaysia Airlines disparu en mars dernier n’est pas le premier à s’être évaporé de la sorte. On recense au moins sept autres cas dans l’histoire de l’aviation. C’est en revanche le premier aéronef « moderne » équipé de boîtes noires et autres engins de suivi à avoir totalement disparu des écrans radars. Même à l’époque des satellites, ce n’est pourtant pas si étonnant.

    Quels ont été les moyens utilisés pour chercher le MH370 ?

    A 1h19 du matin, le 8 mars, le MH370 quitte l’espace aérien malaisien. Le copilote de l’appareil souhaite alors une bonne nuit aux contrôleurs aériens qui en font l’annonce. Cette conversation est le dernier contact avec l’équipage de l’avion. Quelques minutes plus tard, le transpondeur, l’appareil qui permet aux radars au sol de repérer l’appareil, est coupé. D’après la marine vietnamienne, le contact a définitivement été perdu dans le golfe de Thaïlande « à environ 300 kilomètres au sud des îles Thổ Chu ».

    Pourtant, des données en provenance du MH370 vont être reçues dans les heures qui suivent. Rolls Royce, qui a conçu les moteurs de l’avion, a ainsi déclaré avoir reçu toutes les trente minutes pendant cinq heures après le silence radio des communications ACARS. Il s’agit d’un système de communication codé, qui envoie de façon automatique des informations de l’appareil sur son état à une station au sol.

    De la même façon, un satellite Inmarsat situé en orbite géostationnaire (il est toujours au niveau du même point du globe) au-dessus de l’océan Indien, a reçu toutes les heures pendant six heures un ping, un signal automatique, en provenance de l’antenne satellite de l’avion. On a donc pu savoir que le MH370 a volé au minimum six heures après son silence radio.

    Pourquoi a-t-il été impossible de géolocaliser le MH370 plus précisément ?

    On l’a vu, le satellite Inmarsat a été le seul à recevoir des signaux en provenance de l’appareil. Or, pour pouvoir localiser précisément n’importe quel objet, il faut au moins trois relais, c’est ce qu’on appelle la triangulation.

    Crédit: RFI / Simon Rozé

    A partir des informations recueillies par le satellite géostationnaire et ses pings, on a pu déterminer la distance de l’appareil par rapport à lui. Puis, en estimant l’autonomie de l’avion, grâce à la quantité de carburant embarqué, on a pu définir deux couloirs possibles. L’un survolant l’Asie en direction du Kazakhstan, l’autre plein Sud, jusqu’à l’ouest de l’Australie. 

    Crédit: Wikimedia Commons

    Les recherches au Nord, plus faciles à mener, car sur la terre, n’ont rien donné. On s’est donc concentré sur les recherches dans l’océan. Pour cela, plusieurs navires et même des sous-marins de différents pays ont été mobilisés.

    Pourquoi les satellites n’ont-ils rien trouvé ?

    La Chine, qui comptait beaucoup de ses ressortissants à bord de l’avion, a même fait appel à d’autres pays, en vertu de la Charte internationale Espace et catastrophes majeures. Cette charte, signée par les agences spatiales de différents pays, leur permet de fournir des données et des informations depuis l’espace en cas de catastrophe. La France a ainsi utilisé quatre satellites optiques et radars à basse altitude pour repérer d’éventuels débris.

    Mais voilà : même restreinte, la zone maritime reste gigantesque, de l’ordre de plusieurs centaines de milliers, voire millions de kilomètres carrés, à comparer avec les dizaines de mètres d’un avion. Et l’on a beau avoir les satellites les plus précis possible, avec la meilleure résolution, s’ils sont pointés vers le mauvais endroit, on ne trouvera rien. D’autant plus que si le MH370 s’est bien abîmé en mer, la violence du choc a été telle qu’il aura littéralement été pulvérisé. Ce dispositif a malgré tout repéré beaucoup de choses, notamment des débris, mais malheureusement rien de pertinent dans la recherche de l’avion.

    Il n’est donc pas très surprenant que, plus de trois mois après sa disparition, le MH370 soit toujours porté disparu. Sa dernière position est inconnue, et la zone à couvrir est immense, même avec des satellites, des bateaux et des sous-marins. En se basant sur des simulations de courants marins par exemple, il reste encore des zones à fouiller, mais cela peut prendre encore beaucoup de temps.

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