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    Asie-Pacifique

    Abandon d’un bébé trisomique: le passé pédophile du père de Gammy

    media Gammy et sa mère porteuse, Pattaramon Chanbua, le 3 août dans la province thaïlandaise de Chonburi. REUTERS/Damir Sagolj

    Le scandale autour de Gammy, le bébé trisomique né d’une mère porteuse thaïlandaise, a viré à la honte nationale pour l’Australie. Des médias ont révélé que le père biologique avait été condamné pour des agressions sexuelles sur mineures. En France, l'affaire relance le débat sur la gestation pour autrui (GPA).

    Les parents biologiques du petit Gammy, âgé aujourd’hui de 7 mois, affirment qu'ils n'avaient pas l'intention de l'abandonner en Thaïlande. Ils expliquent avoir pensé que le nourrisson atteint de trisomie 21 et d'un souffle au cœur, ne survivrait pas plus de vingt-quatre heures et sont donc repartis en Australie seulement avec sa sœur jumelle. L’enfant « était très malade à la naissance. On a dit aux parents biologiques qu'il ne survivrait pas, qu'il avait au mieux un jour à vivre », écrit dans un journal local australien une personne se présentant comme une « amie » du couple. « Ils ont prié pour qu'il vive (…) mais les médecins leur ont dit qu'il était trop malade, pas à cause de la trisomie, mais de ses problèmes de coeur et de l'infection pulmonaire », peut-on lire dans ce communiqué.

    Le casier judicaire du père fait surface

    Mais désormais, c’est le sort de la sœur jumelle qui inquiète les Australiens, rapporte notre correspondante à Melbourne, Caroline Lafargue. Ce mardi, des médias australiens ont révélé que le père biologique a été condamné pour des agressions sexuelles sur mineures. David Farnell a un casier judiciaire bien chargé. Cet électricien de 56 ans, installé dans l'Etat d'Australie occidentale, a été condamné à trois ans de prison en 1997 pour des agressions sexuelles sur deux fillettes de moins de 10 ans, quand il était âgé d’une vingtaine d’années, a révélé la chaîne de télévision publique ABC. Il a ensuite écopé d'une deuxième condamnation de 18 mois de prison pour des attouchements sur un autre enfant.

    Les autorités australiennes critiquées

    Choquée, Pattaramon Chanbua, la mère porteuse, se dit prête à élever la jumelle de Gammy pour la soustraire à ce père pédophile. Déjà critiquées pour leur impuissance à protéger le petit Gammy, les autorités australiennes sont aujourd'hui sous le feu des critiques. En Australie occidentale, les couples ne sont pas obligés de présenter un extrait de leur casier judiciaire pour rapatrier un bébé qu'ils ont fait porter à l'étranger. Les services de protection de l'enfance ont dû déclencher une enquête pour vérifier si la jumelle de Gammy est, oui ou non, en danger. Le cas échéant, le nourrisson pourrait être retiré au couple.

    L’affaire a suscité une vive émotion, partout dans le monde, et un élan de solidarité internationale. L’ONG thaïlandaise Hands Across the Water a mis en place une levée de fonds, pour venir en aide au petit Gammy et à sa mère, Pattaramon Chanbua. Ce mercredi matin, on comptait plus de 230 000 dollars de dons.

    Le débat sur la GPA relancé en France

    En France, l’affaire a également eu un écho particulier, notamment sur les réseaux sociaux, où les opposants à la gestation pour autrui (GPA) se sont saisis du cas de Gammy pour relancer la mobilisation. La Manif pour tous – le collectif rassemblant les opposants au mariage des homosexuels - a ainsi largement relayé l’affaire sur son fil twitter. « On attend toujours les réactions des promoteurs de la #GPA à propos de la mère porteuse thaïlandaise et du rejet de son bébé handicapé », écrivent-ils notamment. De son côté, Libération met l’affaire à sa Une, ce mercredi matin, en titrant : « Ventres à louer, le malaise » et enjoint dans son éditorial de ne « pas pour autant condamner une pratique qui, si elle est très soigneusement encadrée, peut permettre à nombre de parents infertiles d’assouvir leur désir d’enfants sans contrevenir à la santé d’autrui.»

    En France, la GPA avait été au cœur du débat précédant le vote de la loi sur le mariage pour tous. Une GPA qui, à l’heure actuelle, est formellement interdite dans l’Hexagone. Cela a d’ailleurs valu à la France d’être condamnée en juin dernier par la Cour européenne des droits de l’homme pour son refus de reconnaître la filiation des enfants nés de mère porteuse à l'étranger. Pour la CEDH, ce refus est « contraire à la Convention des droits de l'homme ».

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