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    Corée du Sud: cachez ces drapeaux nord-coréens qu’on ne saurait voir!

    media Des volontaires sud-coréens portent le drapeau nord-coréen à l'intérieur du stade de football d'Incheon, le 17 septembre 2014, drapeau qui ne peut être déployé qu'à l'intérieur des stades, lors des Jeux asiatiques. REUTERS/Kim Hong-Ji

    La Corée du Sud a retiré de ses rues tous les drapeaux du frère ennemi nord-coréen. C’est la controverse qui agite en ce moment la ville sud-coréenne d’Incheon, qui accueille à partir du  vendredi 19 septembre les Jeux asiatiques. Quarante-cinq pays participent à cette importante compétition sportive et, parmi eux, la Corée du Nord communiste, qui envoie une délégation de 273 athlètes. Et c’est là que les ennuis commencent… 

    De notre correspondant à Séoul

    Pour ce genre d’événement sportif, la tradition veut que les drapeaux de tous les pays participants sont hissés dans les rues autour des stades. Mais des associations ultraconservatrices et anti-communistes ont manifesté leur colère. Elles refusent de voir flotter la bannière de l’ennemi nord-coréen. Le comité organisateur des Jeux a déclaré « craindre un incident » et a fait descendre tous les drapeaux nord-coréens de leurs pylônes. Puis il a carrément fait retirer tous les drapeaux des quarante-quatre autres pays ! La Cour suprême sud-coréenne a ensuite décidé que les drapeaux nord-coréens seraient autorisés, mais seulement à l’intérieur des stades et dans le village des athlètes. Et le (mal nommé) ministère de la Réunification a rappelé que pour tout citoyen sud-coréen, il était strictement interdit de posséder et de brandir un drapeau du Nord. En Corée du Sud, la vieille loi sur la sécurité nationale, qui date de 1948, punit en effet sévèrement tout Sud-Coréen qui fait l’apologie ou qui soutient le régime nord-coréen.

    Décision décriée

    Cette décision « anti-drapeau » est très critiquée. Des associations progressistes, partisanes d’un dialogue avec le régime de Pyongyang, ont qualifié la décision « d’extrêmement regrettable ». Elles considèrent que le gouvernement sud-coréen va à l’encontre de l’esprit sportif et de la charte du comité olympique asiatique. Les critiques font remarquer qu’il y a dix ans, lors de compétitions internationales similaires organisées en Corée du Sud, le drapeau nord-coréen avait été hissé dans les rues sans aucun problème. Mais à l’époque, les relations Nord-Sud étaient bien meilleures qu’aujourd’hui. Quant à la fameuse loi sud-coréenne sur la sécurité nationale, elle est aussi très décriée. Si d’habitude c’est la Corée du Nord qui est accusée de graves violations des droits humains, pour une fois c’est le Sud qui est pointé du doigt. Dans un récent rapport, l’ONG Amnesty International a jugé que cette loi sécuritaire « sapait le droit à la liberté d’expression et d’association ».

    La guerre des drapeaux

    Ce n’est pas la première fois que des histoires de drapeaux empoisonnent les relations entre les deux Corées. En 2008, un match de qualification pour la Coupe du monde de football, qui devait se jouer à Pyongyang entre les deux Corées, a été joué en Chine, parce que le régime avait refusé que le Sud joue son hymne et hisse son drapeau dans sa capitale. Cette nouvelle polémique refroidit les espoirs de ceux qui espéraient que ces Jeux asiatiques permettraient aux deux Corées de reprendre un dialogue aujourd’hui au point mort. Hélas, Séoul et Pyongyang n’ont même pas réussi à s’entendre sur la venue de « pom-pom girls » nord-coréennes ; le Nord voulait envoyer trois cents supportrices, mais a demandé au Sud de payer leurs frais de déplacement. Séoul a refusé. Les premiers athlètes nord-coréens sont en tout cas arrivés pour la compétition, et ils n’ont pas oublié de pendre leur drapeau à leur fenêtre dès leur arrivée!

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