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    Asie-Pacifique

    Chine: les manifestations de Hong Kong censurées sur Internet

    media Le parapluie est devenu l'un des symbôles des manifestations du mouvement pro-démocratie Hongkongais REUTERS/Carlos Barria

    Alors que le mouvement pro-démocratie se poursuit à Hong Kong, les autorités chinoises ont pris des mesures pour censurer les images des manifestations. Après avoir demandé à la presse de ne pas relayer d’informations sur les évènements de Hong Kong, les autorités chinoises ont bloqué l’accès au réseau de partage de photos Instagram et censuré plusieurs mots-clés sur le réseau social Weibo. 

    Les manifestations pro-démocratie à Hong Kong n'existent pas sur les écrans des internautes chinois. Pour éviter la diffusion de clichés et de messages liés au mouvement de désobéissance civile qui se poursuit à Hong Kong, les autorités chinoises ont décidé de bloquer, dimanche 28 septembre, l’accès au réseau de partage de photos Instagram. Un blocage qui s’ajoute à celui déjà exercé sur des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou You Tube.

    Selon le site China Digital Times, qui assure une veille de la propagande chinoise, Pékin aurait également bloqué une liste de mots-clés - tels que Occupy Central, Instagram, justice, police -, sur le réseau social Weibo, l’équivalent chinois de Twitter. Depuis lundi 29 septembre, le mot-clé #HongKong aurait même été totalement suspendu du réseau social.

    Depuis plus de trois jours, étudiants et membres du groupe Occupy Central revendiquent plus de démocratie dans le choix du chef de l’exécutif lors de l’élection de 2017. Fin août, Pékin avait annoncé que les Hongkongais auraient la possibilité de choisir leur nouveau chef de l’exécutif, mais uniquement entre deux sélectionnés par les autorités chinoises.

    Surveillance et censure 

    Sur les réseaux sociaux, les mots-clés #OccupyCentral, #OccupyHongKong, #HongKongProtests ou encore #UmbrellaRevolution ( « Révolution des parapluies ») fédèrent, depuis le début des manifestations, plusieurs centaines de photos, vidéos et messages de soutien. En seulement quatre jours, ces mots-clés ont été tweetés plus de 200 000 fois sur le site de micro-blogging Twitter et plus de 10 000 photos ont été partagées sur Instagram avec le mot-clé #OccupyCentral. Deux réseaux sociaux pourtant inaccessibles en Chine mais auxquels les internautes accèdent en utilisant des logiciels de contournement de la censure.

    Le blocage d’Instagram, réseau de plus en plus populaire en Chine, suscite toutefois l’intérêt des internautes qui s’interrogent sur les raisons de ce blocage par les autorités. Signalé par les internautes chinois, le verrouillage du réseau social a été confirmé un peu plus tard par les sites Blocked In China et GreatFire qui permettent de vérifier l'accessibilité des sites internet dans différentes provinces de Chine.

    Le Twitter chinois filtré

    Sur le réseau social Weibo, le nombre de posts censurés croît au fur et à mesure que la mobilisation grandit. Selon le Weiboscope, programme développé par l’université de journalisme de Hong Kong, le nombre de messages censurés sur Weibo aurait été multiplié par cinq entre la nuit du vendredi 26 au samedi 27 septembre. « C’est un nouveau record [dans la censure, ndlr] », concède le professeur Fu King-Wa, à l’origine du projet, dans une interview accordée au quotidien hongkongais South China Morning Post. Lors du face-à-face entre les manifestants d’Occupy Central et les forces de police, dimanche 28 septembre, plus de 152 messages sur 10 000 étaient censurés.

    FireChat, l'application remède contre la censure 

    La censure chinoise et les rumeurs d’une coupure d’Internet à Hong Kong a propulsé l’application FireChat, encore méconnue du grand public, sur le devant de la scène. En moins de 24 heures, cette application de messagerie instantanée a été téléchargée près de 100 000 fois à Hong Kong. Craignant la saturation des réseaux téléphoniques ou une coupure d’Internet, les manifestants pro-démocratie se tournent de plus en plus vers cette application qui ne nécessite ni réseau ni Internet.

    Créée par le Français Micha Benoliel, FireChat permet de connecter différentes personnes grâce à la technologie Bluetooth en reliant des smartphones entre eux, pourvu qu’ils soient séparés par une distance de 70 mètres maximum. L'entreprise de Micha Benolien, OpenGarden, a régulièrement publié des messages à l'adresse des manifestants Hongkongais tout en leur rappelant de rester prudent: « souvenez-vous, pour le moment les messages ne sont pas encryptés. N’utilisez pas votre vrai nom ». 

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