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    Asie-Pacifique

    Accaparement des terres au Cambodge: une plainte déposée devant la CPI

    media L'accaparement des terres par des proches du régime aurait fait 700 000 victimes depuis 2002 au Cambodge. REUTERS/Samrang Pring

    La confiscation de terres constitue-t-elle un crime contre l’humanité ? C’est ce que défend un avocat soutenu par la Fédération internationale des droits de l’homme. Richard Rogers devait déposer mardi une plainte devant la Cour pénale internationale au nom de victimes cambodgiennes expulsées de leurs terres par une élite politique, militaire et économique à des fins d’enrichissement personnel. Pour les plaignants, il s’agit d’une pratique massive et systématique constitutive de crime contre l’humanité.
     

    C’est la première fois que la Cour pénale internationale est saisie pour l’accaparement des terres en temps de paix. Selon Richard Rogers, avocat du cabinet Global Diligence, ce crime touche sans doute plus de personnes dans le monde que n’importe quelle autre atteinte aux droits de l’homme.

    « Sur les dix dernières années, environ 49 millions d’hectares ont changé de main, estime Richard Rogers, soit l’équivalent de la superficie de l’Espagne. Le phénomène touche environ 6% de la population du Cambodge. Et les villageois qui résistent sont tués, violés, battus ou emprisonnés et persécutés, et très souvent leurs villages sont brûlés ».

    La pratique est d’autant plus répandue dans ce pays que le régime khmer rouge avait aboli la propriété privée, et que le gouvernement contrôle les institutions judicaires. Les autorités s’en prennent également à tous ceux qui dénoncent cette gouvernance corrompue : « Des manifestants pacifiques par exemple ont été abattus dans la rue ou emmenés et mis en prison, affirme Richard Rogers. D'autres dissidents, comme des moines, des journalistes, des avocats ou des députés de l’opposition ont été assassinés par des tueurs professionnels ou condamnés à croupir en prison sur de fausses accusations ».

    L’avocat espère que la plainte auprès de la Cour pénale internationale aura un impact sur le gouvernement cambodgien, mais pour l'instant, ce dernier a qualifié la démarche de plaisanterie.

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