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    Science

    Biodiversité: les océans malades de l'accroissement du gaz carbonique

    media L'émission du CO2 est responsable de l’acidification des océans, un phénomène peu connu mais inquiétant. (Photo: James Watt/AFP)

    L’océan mondial est au cœur de la Convention sur la diversité biologique. Un rapport sur l'acidification des océans, signé de trente scientifiques du monde entier, est présenté ce mercredi 8 octobre aux délégués des 194 pays signataires, réunis à Pyeongchang en Corée du Sud pour faire un point d’étape. Le rapport démontre qu’en raison de l’accroissement du gaz carbonique dans l’atmosphère, les océans sont malades.

    Les océans, qui couvrent environ 70% du globe terrestre, nous procurent de nombreux services, comme l’oxygène que nous respirons ou les poissons et les coquillages que nous mangeons. Nous avons aussi la chance que les océans absorbent le quart du gaz carbonique que nous émettons dans l’atmosphère. Ils fonctionnent comme une sorte de pompe à CO2, ce qui limite le changement climatique.

    Le CO2, un gaz acide

    Mais pour l’océan, ce n’est pas une bonne nouvelle parce que ce CO2 est un gaz acide, qui, lorsqu’il entre dans l’eau de mer, augmente l’acidité globale de l’eau. Même si ce n’est pas la première fois dans l’histoire de la Terre, c’est aujourd’hui différent. Jean-Pierre Gattuso, du Laboratoire d'océanographie de Villefranche-sur-Mer et co-rédacteur du rapport sur l'acidification des océans, revient sur cette différence : « Ce qui distingue ces acidifications passées de ce qui se passe aujourd’hui, dit-il, c’est qu’elles étaient beaucoup plus lentes. Il a fallu plusieurs dizaines de milliers d’années dans le passé pour changer l’acidité de l’eau de mer. Et ici en 200 ou 300 ans, on va tripler l’acidité de l’eau de mer. On observe que au niveau de l’acidité que l’on attend pour 2100, la biodiversité marine va diminuer notamment les organismes calcaires, c’est-à-dire les organismes qui ont un squelette comme les coraux ou une coquille comme les huîtres et les moules. L’ordre de diversité diminuera de l’ordre de 70%. Et la biodiversité des autres organismes non calcaires diminuera de 30% à40% ».

    Cette acidité modifie également le comportement de certains poissons qui perdent leurs réflexes de survie, et certains types de plancton qui sont à la base de la chaîne alimentaire marine, pourraient disparaître. Alors, si l’eau de mer devient de plus en plus acide, c’est toute la vie des océans qui pourrait être bouleversée, et par voie de conséquences, la nôtre aussi.

    Espoir de stabiliser ce phénomène d’acidification

    Jean-Pierre Gattuso est optimiste : « Tout n’est pas perdu pour limiter cette acidification, déclare-il. Ce qui convient de faire, c’est de réduire les émissions de gaz carbonique vers l’atmosphère. C’est important aussi pour réduire le changement climatique. Donc en réduisant nos rejets de CO2, on solutionne deux problèmes : le problème du changement climatique et le problème de l’acidification des océans ».

    Cette réunion, qui prendra fin le 17 octobre, est une étape importante avant la grande conférence sur le climat, la COP 21, qui se tient à Paris, fin 2015.

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