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    Asie-Pacifique

    Chine et Russie concluent plusieurs accords importants de coopération

    media Le Premier ministre chinois Li Keqiang et le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, à Moscou, le 13 octobre 2014. REUTERS/Alexander Zemlianichenko

    En visite à Moscou, le Premier ministre chinois Li Keqiang a signé avec son homologue russe un accord gouvernemental sur le gaz et plusieurs autres accords de coopération.

    Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

    La coopération économique entre Moscou et Pékin est au beau fixe. C’est le message que veut faire passer Moscou à l’occasion de la visite du chef de gouvernement chinois. Les deux Premiers ministres ont donc signé l’accord intergouvernemental indispensable à la mise en œuvre du méga contrat paraphé en mai dernier par Gazprom et son homologue chinois lors de la visite du président Poutine à Pékin.

    Le chef de l’Etat russe avait lancé en septembre la construction du gazoduc « Force de Sibérie » qui devrait permettre la livraison de 38 milliards de mètres cubes de gaz annuel à la Chine à partir de 2018. Ce gazoduc passe par l’est de la Sibérie.

    Moscou espérait aussi des avancés concernant le trajet du gazoduc ouest, qui devrait acheminer le gaz de Sibérie occidentale vers la Chine. Mais là, il faudra attendre. Les négociations ont été reportées à 2015.

    D’autres accords ont néanmoins été signés concernant des investissements chinois en Russie, notamment dans le domaine de l’automobile ou des chemins de fer. Et le président russe qui recevra mardi le Premier ministre chinois devrait évoquer les projets sino-russes dans l’aéronautique. Les deux pays ont l’ambition, à terme, de concurrencer Boeing et Airbus.

    La Chine au secours de la Russie ?

    Le Premier ministre chinois Li Keqiang était à Moscou ce lundi 13 octobre pour signer une série d'accords bilatéraux, qualifiés de « très importants » par son hôte russe Dmitri Medvedev. Pour la Russie c'est même vital de s'entendre au plus vite et au mieux avec les Chinois. Les sanctions ont précipité la fuite des capitaux et le ralentissement de l'économie. Le crash du vol de la Malaysian Airlines au-dessus de l'Ukraine cet été a provoqué une nouvelle vague de sanctions, et la pression s'est accrue. Les grandes banques russes, ainsi que les compagnies russes proches du kremlin n'ont plus accès aux marchés occidentaux pour se refinancer. La Banque centrale russe a fait ses calculs. D'ici fin 2015, les entreprises russes ont besoin de 134 milliards de dollars pour honorer leurs remboursements auprès des banques européennes ou américaines. A priori, pour le moment l'argent est disponible, mais au-delà, le « credit crunch », l’assèchement du crédit, menace le pays.

    Les accords signés aujourd'hui à Moscou sont donc « très importants » comme dit Dmitri Medvedev à plus d'un égard : ils redorent le blason de la Russie ; ils concrétisent de nouveaux débouchés commerciaux pour la Russie, essentiellement pour son gaz, avec la construction accélérée du tuyau « Force de Sibérie » qui reliera la Iakoutie à la Chine alors que les négociations duraient depuis dix ans ; et c'est peut-être le moins visible, mais le plus urgent, ils devraient donner à la Russie un accès à de nouvelles sources de financement.

    Ce partenariat que les Russes qualifient de stratégique, c'est une aubaine pour la Chine ?

    La Chine a effectivement les réserves suffisantes pour investir en Russie. Mais est-ce vraiment dans l'intérêt de ses banques ? L'amende record infligée par les Etats-Unis à BNP Paribas pour avoir facilité des contrats avec des pays sur liste noire comme l'Iran leur a servi de leçon. Elles vont donc y regarder à deux fois avant de signer avec des entreprises russes. Est-ce raisonnable de prêter à un pays aujourd'hui en récession, avec des perspectives économiques sombres en s'exposant de surcroît à des sanctions financières, voire une interdiction sur les marchés américains ou européens ? Pour les banques chinoises, de plus en plus globalisées, c'est un pari risqué. D'ailleurs l'argent frais promis par Pékin tarde à arriver dans les caisses des sociétés russes. Le patron de Gazprom n'a toujours pas vu la couleur des 25 milliards de dollars d'acompte promis pour le méga gazoduc sibérien. La Banque centrale chinoise veillerait au grain et contrôlerait de façon pointilleuse tous les transferts pour s'assurer qu'ils ne sont pas liés à des personnalités ou des sociétés visées par les sanctions.

    Comment la Russie peut-elle éviter l'asphyxie ?

    Moscou dispose de réserves de changes substantielles. Environ 500 milliards de dollars. C'est ce qui permet à la Banque centrale de tenir le choc. Ces dix derniers jours, elle a dépensé 6 milliards de dollars pour soutenir le rouble. Mais la dégringolade continue. Aujourd'hui, la monnaie russe a touché un nouveau plus bas historique face à l'euro, à 51 roubles pour un euro.

    Par Dominique Baillard

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