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    Asie-Pacifique

    Rohingyas musulmans et Bangladais en Thaïlande, l'esclavage moderne

    media Des femmes Rohingyas à Sittwe, en Birmanie. Cette minorité musulmane compte 800 000 membres en Birmanie. REUTERS/Soe Zeya Tun

    Les 11 et 12 octobre derniers, la police thaïlandaise a découvert 53 Rohingyas musulmans et Bangladais sur une île du sud de la Thaïlande. Après enquête, il s’est avéré que ceux-ci avaient été enlevés au Bangladesh, puis forcés à monter sur des bateaux pour partir travailler dans des conditions d’esclavage, probablement en Malaisie. Des centaines d’autres personnes faisaient partie du voyage, mais on ne sait pas ce qu’elles sont devenues. Une affaire qui ressemble à un commerce d’esclaves des temps modernes.

    De notre correspondant à Bangkok,

    Samedi dernier 11 octobre, la police thaïlandaise a découvert, grâce à un informateur, ces 53 personnes originaires du Bangladesh, cachées dans une plantation sur une île au large des côtes du sud thaïlandais. Après interrogatoire, il s’est avéré qu’une grande majorité de ces personnes étaient des Rohingyas musulmans qui vivaient dans un camp de réfugiés au Bangladesh. Les Rohingyas sont une ethnie vivant en Birmanie, laquelle est l’objet d’un violent ostracisme de la part des bouddhistes birmans. Beaucoup se sont donc réfugiés au Bangladesh. Mais l’élément vraiment nouveau découvert par les Thaïlandais est que ces personnes ont été littéralement enlevées de chez elles, une à une, pour alimenter un véritable commerce d’esclaves. Par exemple, certaines se sont vues demander d’opérer des menus travaux, comme des réparations électriques ou mécaniques et ont été ensuite ligotées et battues, avant d’être embarquées de force sur un bateau.

    Le trafic humain de Rohingyas à travers le sud de la Thaïlande à destination de la Malaisie est un phénomène assez courant depuis environ deux ans. Comme il y a des tensions violentes dans l’ouest de la Birmanie entre les Rohingyas musulmans et les Birmans bouddhistes, beaucoup de Rohingyas souhaitent fuir la région et paient des passeurs, souvent à prix d’or, pour pouvoir partir travailler en Malaisie. Des dizaines de milliers de Rohingyas sont donc passés entre les mains de trafiquants humains, voyageant sur des embarcations précaires, avec de nombreux risques, notamment de chavirement ou de racket par les policiers et les militaires thaïlandais. Mais ces départs sont volontaires. Ce qui n’est pas le cas des personnes sauvées ce week-end des mains des trafiquants. Il faut aussi noter que seules 53 personnes ont été sauvées sur les 310 qui étaient sur le bateau. Et on ne sait pas ce qu’il est advenu des personnes restantes.

    → A (RE)LIRE: Les Rohingyas de Birmanie, l'une des minorités les plus persécutées au monde

    Ce qui attendait ces personnes trafiquées au terme de leur voyage…

    L’hypothèse la plus probable est que ces personnes étaient destinées à travailler dans des conditions d’esclavage sur des bateaux de pêche, en Malaisie, dans le sud de la Thaïlande et en Indonésie. Les organisations de protection des droits de l’homme disent que cela montre que les sommes d’argent qui peuvent être gagnées sur le trafic humain en Asie du Sud-Est sont telles que les trafiquants en viennent désormais à pratiquer des enlèvements. C’est quasiment un retour au trafic d’esclaves tel qu’il a pu exister il y a 150 ans. Pour l’instant, l’incident a fait peu de bruit, même en Thaïlande, mais il est vraisemblable que les Nations unies et les gouvernements de la région s’alarment très rapidement de cette grave dérive.

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