GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
Jeudi 22 Août
Aujourd'hui
Samedi 24 Août
Dimanche 25 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Asie-Pacifique

    L’Asie sous la menace d’un paludisme particulièrement virulent

    media Crise de paludisme. Le paludisme a tué 627 000 personnes dans le monde en 2012, selon l’OMS. Julien Chraibi/ Sanofi-Aventis

    Une nouvelle forme de paludisme sévit en Malaisie. Découverte chez 68 % des patients hospitalisés, contre 5 % en 2000, cette espèce rare du parasite responsable du paludisme le « Plasmodium knowlesi » semble progresser plus largement en Asie. Cette variété du parasite multiplie par trois le risque de survenue d’une forme grave de la maladie.

    On dénombre maintenant 2 000 cas de paludisme par an à Bornéo dus au virulent Plasmodium knowlesi. Une forme particulière du parasite responsable du paludisme qui est de plus en souvent isolé dans les cas mortels de la maladie. Dans le monde, il existe cinq espèces de Plasmodium dont les plus répandus sont le vivax et le falciparum, ce dernier étant le plus mortel et celui qui résiste le plus aux traitements antipaludiques. 

    Dix fois plus de cas en dix ans
     

    Un anophèle en plein repas sanguin. James D. Gathany/wikimedia.org

    C’est une étude présentée récemment en Louisiane, aux Etats-Unis, qui alerte sur l’avancée de cette redoutable maladie émergente particulièrement présente en Malaisie. Les auteurs de l’enquête attirent l’attention des pouvoirs publics sur la vitesse jugée « préoccupante » avec laquelle se répand le parasite Plasmodium knowlesi en Asie du Sud-Est où seul le Laos est encore indemne.

    Le paludisme est transmis exclusivement par les piqûres des moustiques Anopheles. La maladie a tué 627 000 personnes dans le monde en 2012, selon l’OMS, dans la majorité des cas, des enfants en Afrique subsaharienne. Une fois introduit dans l’organisme, le P. knowlesi a la faculté de se reproduire toutes les vingt-quatre heures, beaucoup plus rapidement donc que dans les autres formes de paludisme, ce pourquoi il est si dangereux, explique l’auteur de l’étude, Balbir Singh chercheur à l’université de Sarawak en Malaisie.

    Ce sont des singes macaques dits « à longue queue et à queue de cochon » qui hébergent un réservoir gigantesque du redoutable P. knowlesi. Ce dernier est transmis à l’homme par les moustiques qui ont piqué le singe, mais les scientifiques craignent que déjà, le parasite circule d’homme à homme, une possibilité démontrée en laboratoire. Découvert en 1932 par Knowles, le premier cas de transmission humaine de ce plasmodium remonte à 1964 et la première épidémie avec 208 cas survient à Bornéo en 2004. En 2010, on dénombre 720 cas en Asie du Sud-Est.
     

    Un singe macaque à longue queue et son petit. Ces primates sont porteurs du parasite Plasmodium knowlesi, un agent responsable du paludisme. Getty/Jason Auch

     
    Etudier la maladie dans la « vraie vie »

    Pour les chercheurs, cette multiplication des cas s’explique notamment par la déforestation intensive destinée à favoriser les plantations de palmiers à huile et l’exploitation du bois. Poussés hors de leur habitat naturel, les macaques sont de plus fréquemment en contact avec les humains dans les zones qui bordent les forêts. La presque totalité des malades (95 %) frappés par cette forme de paludisme sont des adultes, principalement des forestiers et des chasseurs. Une nouvelle preuve de l’interaction entre émergence de maladies et modification de l’écosystème…

    Il reste beaucoup à apprendre sur cette variété émergente du paludisme. Une quarantaine de scientifiques, issus de plusieurs disciplines, travaillent depuis 2012 en Malaisie dans le cadre du programme Monkeybar prévu pour durer cinq ans. Ils observent les déplacements des singes et des habitants grâce à des GPS, des drones suivent à la trace les moustiques en même temps qu’est mesurée l’avancée de la déforestation. « Nous comprenons la biologie du parasite », précise Jonathan Cox chef du projet Monkeybar, « mais nous ne savons pas comment cela fonctionne dans la vraie vie ».

    Mais, relativisent les responsables de l’étude Plasmodium knowlesi, le poids que fait peser cette variété de paludisme demeure pour le moment largement moins important en Malaisie que celui de la dengue. Cette maladie infectieuse transmise également par les moustiques a vu sa fréquence multipliée par trois l’an dernier en 2014. Toutefois, la vitesse avec laquelle P. knowlesi se répand, souligne l’urgence qu’il y a pour les spécialistes, à mettre en place des mesures de prévention pour endiguer cette maladie si vite devenue un problème de santé publique. Un pari particulièrement difficile et très coûteux à relever.  

     

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.