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    Asie-Pacifique

    A Rangoon, Obama appelle à des élections «équitables» en Birmanie

    media Barack Obama et Aung San Suu Kyi à Rangoon, le 14 novembre 2014. REUTERS/Kevin Lamarque

    En visite ce vendredi 14 novembre à Rangoon, aux côtés de la députée d'opposition Aung San Suu Kyi, secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le président américain Barack Obama a appelé à la tenue d'élections « libres et équitables » en Birmanie en 2015. Le scrutin législatif prévu pourrait déboucher sur l'élection de la lauréate 1991 du prix Nobel de la paix à la tête de l'Etat, mais la Constitution l'en empêche.

    Comme il y a deux ans, le président des Etats-Unis et l'icône de la lutte contre la junte birmane, auto-dissoute en 2011, se sont retrouvés dans la maison d'Aung San Suu Kyi à Rangoon ce vendredi. Un lieu symbolique des années passées assignée à résidence par l'opposante, après sa victoire volée par les militaires aux élections générales de 1990. Mais le contexte est cette fois-ci différent. Violences contre la minorité musulmane des Rohingyas, lourdes incertitudes sur les règles qui encadreront les législatives, réelles menaces sur la liberté de la presse, les motifs de blocage dans le processus de transition ne manquent pas.

    La transition démocratique birmane bute. Pour Mme Suu Kyi, elle a même « calé ». Barack Obama a donc prévenu, ce vendredi à Rangoon lors d'une conférence de presse conjointe avec l'icône birmane, que ce processus n'était « ni achevé, ni irréversible ». S'il note de réels progrès et se montre optimiste, le président américain appelle à surmonter les épreuves, et notamment à l'organisation d'élections « libres et équitables » fin 2015. Selon Aung San Suu Kyi, la forme actuelle de la Constitution du pays, « injuste et anti-démocratique », est le principal obstacle à la tenue de législatives équitables dans un an.

    En cause : un article de la Loi fondamentale datant de l'époque de la junte empêche un impétrant de ravir la présidence si ses enfants sont de nationalité étrangère. Mme Suu Kyi, dont le parti LND a de fortes chances de remporter le scrutin législatif, est candidate à la fonction suprême, mais son mari et ses enfants sont britanniques. S'il n'a pas appelé explicitement à changer la Constitution birmane, M. Obama a déclaré : « Je ne comprends pas qu'une disposition empêche quelqu'un de devenir président en raison de l'identité de ses enfants. Je trouve que cela n'a pas vraiment de sens. » « D'un point de vue démocratique, il n'est pas juste que la discrimination s'exerce contre une personne en particulier », a surenchéri Mme Suu Kyi.

    L'article constitutionnel en question, le numéro 59F, est un sujet brûlant en Birmanie, relate notre correspondant à Rangoon Rémy Favre. Il est en effet taillé sur mesure pour Aung San Suu Kyi. S'il s'agit de la première fois que Barack Obama se montre aussi précis sur le sujet en compagnie de la principale intéressée, plus tard dans la journée de vendredi, devant des étudiants à l’université de Rangoon, il est d'ailleurs resté plus général sur la question, évoquant seulement des amendements devant permettre une transition vers un gouvernement civil sans mentionner le nom d’Aung San Suu Kyi. Cette dernière bataille depuis des mois pour faire réviser cet article. Elle a organisé des rassemblements politiques partout dans le pays, et son parti a lancé une pétition nationale qui a recueilli près de 5 millions de signatures en faveur de l'amendement.


    Après son escale birmane de trois jours, le président américain est attendu au sommet du G20 à Brisbane, en Australie. C'est la deuxième fois qu'il se rendait à Rangoon pour rencontrer Mme Suu Kyi. Le cas de la lauréate 1991 du prix Nobel de la paix est quelque peu unique ; Barack Obama lui a consacré bien plus de temps lors de cette nouvelle visite qu'au président du pays, l'ex-général Thein Sein, rencontré jeudi.

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