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    Asie-Pacifique

    Législatives au Japon: Shinzo Abe et les «Abenomics» confortés

    media Le PLD, parti libéral démocrate du Premier ministre Shinzo Abe, fête sa victoire au scrutin législatif du 14 décembre. REUTERS/Toru Hanai

    Au Japon, conformément aux prévisions, le parti conservateur du Premier ministre japonais Shinzo Abe a remporté dimanche une large victoire aux élections législatives.

    de notre correspondant à Tokyo,

    D'après les estimations de la chaîne publique NHK, le Parti libéral démocrate (PLD, droite) aurait obtenu entre 275 et 306 des 475 sièges en jeu. Il conserve sa majorité des deux tiers à la chambre basse avec son allié centriste Nouveau Komeito.

    L’absence d’une opposition crédible explique cette nouvelle victoire du parti conservateur au pouvoir. L'économie japonaise est retombée en récession après une hausse de la TVA de 5 à 8%. C’est la quatrième récession en dix ans. D’ailleurs Shinzo Abe a dû reporter à avril 2017 une nouvelle hausse de la TVA de 8 à 10% pour financer le vieillissement de la population. Les Abenomics, l'ambitieux plan de revitalisation de l'économie, ont un fil a la patte. Les dépenses budgétaires et l'assouplissement monétaire massifs ont fait plonger le yen qui a perdu le tiers de sa valeur par rapport au dollar. Le prix des importations a en conséquence augmenté.

    La voie est libre pour les « Abenomics »

    Le taux de participation à ces élections anticipées qui coûtent au contribuable japonais plus de 500 millions d'euros est faible. De nombreux Japonais doutent de la volonté du Premier ministre de réaliser les réformes structurelles (marché du travail, agriculture) et de conclure des accords de libre-échange avec les pays de la region Asie-Pacifique et l'Union européenne. De tels accords doivent permettre de dérèglementer une économie japonaise placée encore sous l'influence de la toute puissante bureaucratie, mais même la « majorité silencieuse » qui ne s'est pas rendue dans les bureaux de vote souhaite que Shinzo Abe se serve de sa victoire électorale pour vaincre les résistances des lobbys (agriculteurs, syndicats) et mette en oeuvre des réformes structurelles. Car ils savent que des injections massives de liquidités dans les marchés ne peuvent pas, à elles seules, enclencher un cycle vertueux de croissance durable, de hausse des investissements et des salaires. Et sortir l'économie de quinze ans de baisse généralisée des prix.

    Le prix du nucléaire

    Pendant la campagne électorale, Shinzo Abe a esquivé les sujets qui divisent le pays comme le redémarrage des réacteurs nucléaires, tous à l’arrêt depuis l’accident de Fukushima. Mais les Japonais, qui restent opposés dans leur majorité au redémarrage des réacteurs nucléaires, ont renouvellé leur confiance en leur Premier ministre pro-atome. Ceux qui sont jugés sûrs par la nouvelle autorité de régulation seront réactivés. Selon les experts, quatre à cinq réacteurs pourraient redémarrer l’an prochain.

    Le prix de l’électricité a augmenté de 30% depuis l’accident nucléaire de Fukushima ce qui ne peut qu'inciter les entreprises à délocaliser leur production dans les pays où elle est moins chère. Les Japonais le savent et acceptent de vivre avec ce risque nucleaire. Pour maintenir les emplois au Japon.

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